
En bref
- Dans ce billet de l’espace Ludus, Halloween se révèle sous une facette inédite : une célébration où l’hédonisme ose défier la grande faucheuse elle-même.
- Une fête revisitée, inspirée par des extrapolations pas si farfelues, où les désirs partagés règnent en maîtres.
- Sorciers et sorcières de l’amour dévoilent leurs charmes puissants à travers des passages tirés des textes des auteurs et autrices des Éditions du Désir.
- Délectez-vous d’ébats passionnés au travers de passages sensuels et érotiques, exclusifs et inédits.
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Les racines ardentes d’une nuit mystique, réalité ou mythe ?
Dans les limbes du temps, la fête de Samain marquait la fin de l’année celte et l’avènement de la saison obscure.
En cette nuit où les voiles entre les mondes s’effilochaient, les esprits vagabonds se mêlaient aux vivants. Au-delà de l’effroi, cette proximité avec l’au-delà offrait une opportunité de communion intense avec les forces primordiales de la nature et de la vie.
Sous les cieux s’embrumant, les villageois s’adonnaient à des rituels, des festins opulents et des danses communautaires.
L’obscurité complice et les mystères de la création, devenus palpables le temps de cette nuit d’exception, créaient probablement un écrin propice à l’abandon des inhibitions, invitant au rapprochement des corps.
Cependant, nous ne pouvons que spéculer, car aucun texte historique n’atteste l’aspect « sexuel » de cette fête. De telles pratiques ne sont pas non plus mentionnées dans les écrits concernant son versant ardent, Beltaine, qui accueillait la saison chaude autour du premier mai, aujourd’hui connue sous le nom de Feux de la Saint-Jean et célébrée fin juin.
Néanmoins, il est plausible que ces rassemblements aient été autant d’occasions de rencontrer un partenaire et que, stimulés par le vin et la bonne chère, ils aient pu donner lieu à des ébats libérés et des voluptés débridées.
On peut également imaginer que de telles pratiques aient choqué les premiers moines chargés de christianiser ces tribus païennes, les poussant à reléguer aux oubliettes des actes qu’ils jugeaient contre nature.
Par pudeur, ils auraient ainsi transformé la veille de tous les seins en veille de tous les saints ! (Ceci est une plaisanterie, non un fait historique avéré)
En effet, Halloween est une contraction de l’anglais All Hallows’ Eve, signifiant « la veille de tous les saints » ou « la veillée de la Toussaint ».
Cette extrapolation des festivités est à prendre avec précaution, faute de pouvoir voyager dans le temps pour vérifier.
Néanmoins, les auteurs et le compositeur du Désir Éditions se sont plu à imaginer que les agapes nourrissaient aussi bien l’esprit, la bouche que le corps.
Ainsi, en ce 31 octobre 2024, nous avons choisi de ré-imaginer cette fête en la présentant sous un aspect plus sensuel qu’horrifique et de l’envisager comme un moyen de célébrer la vie pour ensorceler la mort.
Métamorphose : quand les Sorcières troquent guenilles pour se parer de sensualité
La sorcière a longtemps été dépeinte sous les traits d’une vieille bique. Cependant, au tournant de notre siècle, de nouvelles représentations ont émergé, offrant une vision plus nuancée et moderne de cette figure mythique.
ET
« … voilà des décennies que les sorcières télévisuelles ou cinématographiques, dans le sillon tracé par Veronica Lake et Elisabeth Montgomery, ont troqué chapeaux à boucle, balais, nez crochus et faces pustuleuses contre de superbes atours et des physiques de déesses, en complément de leurs pouvoirs magiques. Les exquises créatures mystifient leurs ennemis, assujettissent l’adversité… » Extrait du roman de Denis Mursault, « Le Faux Miroir »
Ces héroïnes du petit et grand écran s’inscrivent dans une évolution sociétale qui tend à réhabiliter l’image de la femme forte et indépendante. Par le passé, celles-ci étaient stigmatisées, accusées de pratiquer la magie noire, de jeter de mauvais sorts et d’avoir vendu leur âme au diable.
Toutefois, de nombreux documents historiques témoignent que maintes damoiselles, dames ou manantes ont été injustement condamnées pour sorcellerie. En réalité, elles refusaient simplement de se conformer à l’ordre carcéral imposé en des temps obscurs. Loin d’être des brebis dociles, elles n’étaient, avec certitude, pour la majorité d’entre elles, que des esprits libres osant s’opposer aux normes établies.
Soignantes et sorcellerie : une histoire de répression et de volonté de contrôle du masculin
Un exemple édifiant, attesté par de nombreuses sources écrites, est la chasse aux sorcières qui débuta durant le Moyen Âge, se poursuivit pendant la Renaissance, et perdura jusqu’à une époque relativement récente.
Cet épisode illustre de manière frappante comment les hommes ont cherché à brider le pouvoir et les connaissances des femmes, particulièrement dans le domaine de la santé.
Les sages-femmes et les guérisseuses, détentrices d’un savoir empirique transmis de génération en génération, furent particulièrement ciblées. Souvent seules soignantes accessibles aux pauvres, elles se virent accusées de sorcellerie et persécutées par une élite masculine émergente de médecins formés dans les universités. Cette campagne de diffamation et d’élimination priva non seulement les communautés de précieuses ressources médicales, mais contribua également à l’établissement d’une profession médicale dominée par les hommes.
L’alchimiste des sens : une danse érotique hypnotique
Ainsi, comme nous venons de le constater, les sorcières, femmes fréquemment et injustement calomniées, étaient perçues comme des menaces pour le masculin.
Mais si, en réalité, certaines d’entre elles n’étaient pas si « mauvaises » ?
Et si leur corps et leur esprit recélaient des pouvoirs de séduction et d’envoûtement inégalés, capables de transporter leur partenaire vers un nirvana extatique, pour peu qu’il lui accorde la liberté d’user de charmes et philtres ?
Et si l’on avait condamné des milliers de femmes au bûcher et à la torture, alors que leur seul crime était ce pouvoir de séduction ?
Et si, en fin de compte, ces femmes n’étaient coupables d’aucun crime, mais plutôt victimes de la crainte masculine de s’abandonner et de perdre leur suprématie entre leurs bras ?
C’est en tout cas ce que notre auteur maison, Laurent Ducastel, tend à penser en nous décrivant Lauren. Il nous livre, à travers son personnage masculin qui déniche un oiseau de feu, sa vision d’une magicienne des jeux amoureux. Philippe succombera, d’âme consentante, à ses magnétiques caresses, pour leur plus grand plaisir mutuel.
Extrait du chapitre :
« … j’étais tombé sous la coupe d’une alchimiste charnelle, qui interprétait le moindre de mes soupirs, de mes frémissements, les réprimait ou les laissait s’évader. Sa main, sa bouche me brûlaient, régnaient par une pression ou me raisonnaient par une contraction. Ses cuisses me retenaient ou me libéraient. En réalité, elle me montait comme un cheval à cru. Mes frissons la guidaient, son corps fusionnait avec le mien.
Si le Kamasutra ne recélait pas la position de la centauresse, ma cosaque, elle, la possédait sans conteste. Elle menait un pas de deux, exploitait l’animalité qu’elle avait révélée en moi et dont je n’avais jamais soupçonné l’intensité dévastatrice. Elle s’emparait de ma personne pour me répercuter la passion qui lui enflammerait les entrailles… »
NB : Le prologue de cette œuvre est d’ores et déjà disponible, dans l’espace [Lectures Offertes]
La femme féline, une autre version de l’ensorceleuse, une incarnation de la sensualité libérée
Dans la galerie des représentations de celles « qui osent », il existe une figure emblématique chargée d’une suggestion irrésistible : la femme-chat.
Une de nos interprétations préférées de la féline émancipée est celle de Halle Berry dans le film « Catwoman ». Elle offre aux spectateurs une vision sublime de ce mythe de la créature multifacettes qui peut aussi bien ronronner que griffer !
Son personnage, suite à un événement que nous ne dévoilerons pas ici pour préserver le suspense, puise sa force dans un sortilège ancien lié à la déesse Bastet.
Bien que la légende de renaissance exposée dans ce long métrage réalisé par Pitof soit une pure création, elle s’accorde parfaitement avec le symbolisme de la déesse-chat, dont les racines prennent vie dans les croyances de l’Égypte antique.
Patience Philipps transmutée se révèle être une « witch » teintée d’une délicieuse nuance de « bitch », somme toute une chasseresse de méchants aux griffes acérées, néanmoins dotée d’un cœur coulant lorsqu’elle rencontre un gentleman.
Il est à noter que ce film, profondément féministe, promeut l’idée qu’en chacune sommeille une audacieuse prête à s’éveiller, focalisant, tout au long de la narration, sur la métamorphose d’une personnalité effacée, qui se laisse mener par le bout du nez, qui devient une créature extraordinaire alliant puissance et séduction glamour.
Si vous êtes amatrice ou amateur de ces battantes qui ne sacrifient rien de leur charme sur l’autel de la liberté, nous vous invitons à découvrir la chanson « Arte et Marte ».
Et les sorciers de l’amour, alors, nous direz-vous, existent-t-ils ?
Il semblerait que les hommes aussi possèdent le pouvoir de faire naître la magie des sensations érotiques et sensuelles, pour peu qu’ils soient dotés du sortilège de l’empathie.
Anarelle vous propose sa vision de l’enchanteur, ci-après, à travers quelques-uns des personnages masculins.
En confidence, elle nous a murmuré que ce n’est pas sa seule imagination qui les a ainsi façonnés. Puisant son inspiration dans l’essence de certains de ses partenaires, pour composer ces scènes d’accord des corps et des cœurs.
Laurent Duhamel, ou Éole, un vent de désir au service des jubilations charnelles de la belle Chloé Du Bellay.
Dans l’un des chapitres de l’ouvrage « Plaisirs d’Elles », notre « Capitaine » a osé entrelacer ses visions avec celles d’un virtuose de la poésie érotique, Charles Baudelaire.
Dans un jeu de séduction littéraire, elle a disséminé ses propres créations parmi les rimes du poète maudit. Ainsi, les vers se mêlent et s’entremêlent, défiant l’œil averti de discerner ceux du maître de ceux de l’élève.
Chères lectrices et chers lecteurs, votre mission, si vous l’acceptez, est de vous transmuter en détectives de la poésie. C’est l’occasion rêvée en cette soirée où tous les déguisements sont permis.
Nous vous invitons à plonger dans les strophes qui suivent.
Dans un premier temps, laissez-vous bercer par les vagues des strophes.
Puis, relisez et repérez les brillants d’Anarelle enchâssés au milieu des joyaux de Baudelaire.
Inscrivez vos trouvailles en commentaire, et qui sait ? Il se peut que la magie opère, et abracadabra, un cadeau surprise apparaîtra dans votre boîte mail !
Extrait du chapitre :
« … Aux oreilles de Danaé,
Éole souffle vices et délices.
Les lèvres tremblent, les mains frissonnent, les chairs s’excitent.
Malicieux, le vent s’immisce, nul voile ne lui résiste.
Les rideaux fermés les séparent du monde,
Jusqu’au lendemain matin, ce lopin d’Olympe,
Leur appartient.
Érato préside aux mots, couchés sur la chair de Danaé.
Pieds, mollets, genoux, cuisses, aucun vers n’est oublié pour en célébrer le velouté.
Couchée, elle se laisse aimer.
Ses bras vaincus, jetés comme de vaines armes,
Tout sert, tout pare sa fragile beauté.
Et la candeur unie à la lubricité,
Donne un charme neuf à ses métamorphoses.
Beauté forte à genoux devant la beauté frêle,
Il cherche dans l’œil de sa pâle victime,
Le cantique muet que chante le plaisir.
Ses baisers sont légers comme ces éphémères,
Qui caressent le soir les grands lacs transparents.
Reine du doux empire, aimable et noble terre
Et des raffinements toujours inépuisés,
Sur cette chair,
Où l’enfance s’allie à la maturité.
Et va roulant sa langue,
Suivant un rythme doux, paresseux, et lent,
Effleurant, lapant, aimant,
Bouton, calice, pistil.
Le triton fait naître la pluie.
L’ondine l’abreuve de ses délices.
Assoiffé par les sucs cascadant de l’abondante conque,
Éole, quête, insatiable.
Danaé gémit, sourit, soupire, s’évanouit … »
L’Étreinte des ombres : amours interdites en temps de guerre
Dans le conte historique « La dame de Breviac », l’intrigue se déploie au crépuscule de la guerre de Cent Ans, dans les brumes mystérieuses de la Gascogne du XVe siècle. Des « Braves », assoiffés d’aventures tant martiales qu’amoureuses, se trouvent confrontés au spectre évanescent d’une châtelaine. Cette âme errante, perdue dans les méandres de l’au-delà, se voit offrir des plaisirs jusqu’alors inexplorés. Dans leur ivresse nocturne, ces hommes audacieux transgressent les tabous d’alors, s’abandonnant à des rapports homosexuels.
Extrait du chapitre :
« … une voix cristalline s’adressa à eux :
— Mes beaux chevaliers, faites-moi l’amour cette nuit et vous repartirez vivant au petit matin.
Ses doigts diaphanes commandèrent une couche. Au milieu de la clairière apparurent des fourrures enluminées par les points scintillants.
Yetheri et Tesphan se consultèrent, interloqués. La requête était commune et propre à satisfaire tout homme : une femme offerte ne demandant qu’à être possédée, quand bien même c’était un fantôme… »
« … Plusieurs fois, les deux hommes eurent envie d’expulser de leurs bourses douloureuses leur semence, à grand renfort de hanches hargneuses. Ils endiguèrent leurs pulsions, changeant de position. L’un servant la dame, l’autre entreprenant son compagnon.
Tesphan, s’il était pataud, n’était point tout à fait sot, et se conformait aux indications murmurées par son compère : “Tant qu’elle n’a pas annoncé son plaisir, nous ne devons pas jouir. Contiens-toi, ressens les mouvements de ses hanches, de son bassin quand tu la pénètres, ne la force pas, écoute le discours de son corps.” Rajoutant dans un souffle plus désireux que honteux : “Respecte-le, comme tu le fais avec le mien.”
Les étoiles commencèrent à pâlir dans l’encre sombre du ciel. Éléonore, pour la première fois, commanda. Elle se positionna à califourchon sur le sexe érigé de Yetheri, Tesphan, à genoux lui tournait le dos, son membre disparaissant dans la bouche de son compagnon.
Les scintillements crépitaient à présent, follement explosaient, se pulvérisaient autour des corps en éclats miroitants. Un cri libératoire s’exhala de la poitrine de l’apparition, vibrant, dément, jubilatoire. C’était le signal que les mercenaires attendaient, l’assaut final donna lieu à une reddition immédiate projetant un jet épais de désir satisfait au tréfonds du gosier. La jouissance du réceptacle inonda de vagues brûlantes les entrailles de la Dame qui baignaient déjà dans un lac… »
NB : Les premiers chapitres de nouvelles « Plaisirs d’Elles » et la « Dame de Breviac » seront disponibles en [lecture offerte] courant 2025.
Voiles d’Éros : dans les bras d’une séduisante fée, voyage vers l’extase partagée
Dans les ombres veloutées d’une nuit magnétique, l’ensorceleuse déploiera ses appas, tissant un cocon de sensualité autour de son amant.
Ses doigts agiles, chargés d’une puissance mystique, parcourront la peau frémissante, éveillant une charge érotique d’une intensité inégalée.
Chaque caresse sera un sortilège émotionnel, libérant des vagues de plaisir qui transcenderont les limites du simple accouplement charnel.
Ainsi, les fantasmes les plus audacieux prendront vie sous ses mains expertes, tandis que ses lèvres murmureront des incantations qui stimuleront la libido jusqu’à des sommets vertigineux.
L’atmosphère s’emplira d’effluves enivrants, mêlant parfums exotiques et phéromones affriolantes, créant un épisode hors du temps, aussi romantique que sulfureux.
Alors, pour les deux épris, l’extase s’approchera, portée par les flux magiques qui feront frémir les corps en fusion.
Fermez les yeux, dessinez sous vos paupières closes des images aphrodisiaques évoquant ces mondes de volupté infinie.
Et dans ce sanctuaire de passion, le temps s’arrêtera, et seul régnera le plaisir absolu, fruit inespéré cueilli à l’arbre de la connaissance charnelle.
La nuit d’Halloween : quand la passion défie notre mortalité
Ainsi que nous venons de le voir, nous ne devons pas jeter l’opprobre sur ces mal-aimés : les sorciers et sorcières hédonistes.
Imaginez plutôt que sous le voile chatoyant d’une nuit constellée d’étoiles mystérieuses, maîtres et maîtresses des arcanes de la volupté s’unissent dans les secrètes alcôves d’un monde oublié.
La faucheuse elle-même, intriguée et patiente, suspend son souffle glacé, émue par l’ardeur qui les enlace en une étreinte fusionnelle. Leur amour défie les lois du temps et promet de les inscrire dans les flots sybarites d’une éternité de plaisir.
Nous vous invitons donc à plonger dans l’effervescence de cette nuit d’Halloween : festoyez avec exubérance sous le clair de lune énigmatique, parmi les murmures des esprits facétieux et les frissons de l’inconnu. Dans l’éphémère carrousel des ombres dansantes, la magie n’attend pas et vous convie à célébrer ces heures surnaturelles dans la plus pure félicité, en compagnie de votre sorcière ou sorcier bien-aimé.
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« Halos sensuels, Celtiques Accordances »
Si vous l’avez manqué, au début de ce billet, nous vous proposons d’écouter, par l’intermédiaire de notre Player intégré, des mélodies maison, aux inspirations sonores celtiques enrichies de mots susurrés, afin d’accompagner votre début de soirée d’Halloween, que nous vous souhaitons, des plus câlines !
Music Intrumental Voix Sensuelle 24 Octobre Desir Editions Integrale
Désir Éditions
Celtiques Accordances L'intégrale (2025)
**CRÉDITS**
Conception graphique, animation, rédaction : le collaboratif des auteurs du Désir Éditions
Étiquettes :
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- sorcellerie féminine
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Pour aller plus loin dans les thématiques abordées dans cet article, nous vous recommandons les écoutes et lectures suivantes :
« Sorcières : La puissance invaincue des femmes » de Mona Chollet
La perception de la sorcière comme étant le lien entre les humains et la nature, et plus particulièrement le lien avec la fécondité de Nature, personnification de la nature, fait partie de la renaissance de la vision positive du mythe de la sorcière, particulièrement outre atlantique, maux également en Angleterre. Cette fécondité de Nature s’exprime sous beaucoup de formes, mais dans le cadre des cérémonies du renouveau de cette sorcellerie positive, sous les formes de la sensualité et du désir féminin. Il faut voir le défilé annuel des sorcières de Berkeley pour saisir la connexion entre sexe et mythe de la sorcière.
Merci pour votre commentaire éclairant, Esprit Curieux. Vous soulevez des points intéressants sur l’évolution de la perception des sorcières et leur lien avec la nature et la fécondité. Votre observation sur la renaissance d’une vision positive de la sorcière, notamment aux États-Unis et en Angleterre, est pertinente. Cette réinterprétation moderne met en effet l’accent sur le lien avec la nature et la célébration de la sensualité féminine. Chez Désir Éditions, nous aspirons effectivement à une nouvelle ère d’équité et de parité entre les genres. Notre vision d’un « accord des corps et des cœurs » va au-delà de la simple égalité formelle. Elle souligne l’importance du respect mutuel et de l’harmonie entre les genres, tout en reconnaissant la complexité de notre héritage historique.
Très sympa ton texte. Par contre il ne faut pas oublier que les peuplades dites païennes étaient très proche de la nature, et avaient des meurs libertin. Sur les sorcières et les martyres qu’elles ont subis, j’aimerai mettre un bémol. En effet les femmes ont étés traitées de sorcières, persécutés par des hommes si on peut dire ça, car ces soit disant hommes étaient des moines, sexuellement frustrés à cause de la religion catholique qui impose le célibat. Il en a suffit d’un le pape Grégoire IX qui soit plus frustrés, avec des penchant sadiques, et du pouvoir car érudit, pour créé l’inquisition avec deux buts, un détourné le célibat en violant les « sorcières » qu’il voulait, et assouvir ses penchants sadique, afin de pouvoir prolongé ce privilège il a monté les hommes et les femmes les uns contre les autres en les laissant dans l’ignorance et la peur. Comme ça il conservait ses privilèges.
Nous vous remercions sincèrement pour votre commentaire éclairé et votre apport historique. Votre perspective sur les origines païennes et les dynamiques complexes qui ont conduit aux persécutions des « sorcières » est fascinante. Vous soulevez des points importants sur les motivations sous-jacentes de certains individus en position de pouvoir, notamment concernant la frustration sexuelle et les abus qui en ont découlé.
Cependant, nous tenons à nuancer légèrement vos propos. S’il est vrai que certains hommes, particulièrement au sein de l’Église, ont commis des actes répréhensibles, il serait injuste de généraliser à l’ensemble de la gent masculine. L’Histoire nous montre que les comportements humains sont variés et complexes, avec des individus capables du meilleur comme du pire, indépendamment de leur genre.
Nous partageons votre constat que ces périodes sombres ont été marquées par l’ignorance et la manipulation, mais il est essentiel de reconnaître que tous les hommes n’étaient pas complices de ces abus. Beaucoup ont également été victimes de ces systèmes oppressifs ou ont lutté contre eux.
Encore une fois, merci pour votre contribution qui enrichit le débat et nous pousse à réfléchir sur ces aspects souvent méconnus de notre histoire.
Pour donner suite à votre réponse, je suis tout a fait d’accord avec votre réponse, il est vraie qu’il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac. Je n’ai pas voulu écrire un mémoire (j’en serais bien incapable) c’est pour cela que j’ai raccourci mon commentaire. En conclusion vous avez toutes a fait raison dans vos réponses, et j’adhère complètement a vos idées.
Bonjour à vous,
Il est effectivement d actualité d effectuer une approche égalitaire envers les genres et modes de pensées, il y a certaines régions du monde où l on retire des livres scolaires les statuts de l antiquités femmes ou hommes pour la simple raison qu’ils sont nus, ….. ainsi on modifie l histoire, cette histoire guidée par le catholicisme qui nous a enfermé dans un mode de vie bien éloigné de vos ancêtres, j aime citer l exemple des Mosos en Chine, une tribu aillant placé les femmes comme decisionnairent et des idéaux sociaux basés sur l équité et le social.
Un maître mot , le consentement doit se trouver dans l esprit de chaque personne.
Bravo à l équipe pour votre approche de ces sujets.
Merci pour votre commentaire ! Vous avez raison, les Mosuo sont fascinants. Nous pourrions effectivement évoquer d’autres sociétés matrilinéaires dans un prochain billet, ce qui serait une excellente idée !
Nous pourrions aborder les Khasis en Inde, où les femmes héritent du patrimoine familial, ou les Minangkabau en Indonésie avec leur système matrilinéaire. Les Bijagos en Guinée-Bissau, avec leur reine et leurs conseils de femmes, mériteraient également notre attention. Sans oublier les Zapothèques au Mexique, où les femmes dominent le commerce et la vie sociale.
Qui sait, peut-être finirons-nous par devenir des experts en « pouvoir féminin » à travers le monde ! 😉
Oui , peut-être pas des experts, simplement des révélateurs, démontrer qu en dehors de notre mode de vie actuelle, il existe par ailleurs des modèles régis par les femmes depuis la nuit des temps et que cela fonctionne très bien, mon idée est de dire allez Mesdames prenez la barre c’est à votre tour maintenant, redressez moi tout cela……. !!!