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Secret Réduit : chapitre 2 du conte historique coquin : « La Surprise de Lady Winter »

Secret Réduit : chapitre 2 du conte historique coquin : « La Surprise de Lady Winter » - Désir- Éditions

Lecture offerte par Anarelle

Au cours du chapitre précédent vous avez pu découvrir l’insatisfaction sexuelle d’Anne et la manière dont elle se se masturbe, soulageant son désir ardent en s’aidant de ses fantasmes.

Ce second chapitre, vous dépeint comment Anne peuple ses moments de solitudes, entre pensées lubriques et lectures osées, vous naviguerez dans l’esprit d’une jeune femme qui voue une véritable admiration à Emily Davidson, une suffragette.

Plongez vos pensées dans les méandres de celles d’Anne de Breuil, explorez le contraste saisissant entre une vie conjugale insatisfaisante et de profonds désirs de liberté et d’épanouissement sexuel.

Pour rehausser votre immersion dans l’histoire, Mister Salamander a conçu une ambiance musicale unique qui marie les mélodies raffinées d’Offenbach à des cadences contemporaines.

Une invitation à une aventure auditive au cœur de ce récit d’époque, donnant naissance à ce qu’on pourrait appeler une opérette rock. Cette bande-son sur mesure vise à enrichir votre lecture, transformant l’expérience en un voyage multisensoriel où le passé et le présent s’entrelacent harmonieusement.

Morceau Instrumental Operette Moderne Chapitre 2 Ldw1 1

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Désir Éditions

Lady Winter Chapitre 2 (2025)

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Une originalité et exclusivité Désir Éditions

Avertissement : Si vous êtes allergiques à un ou plusieurs de ces ingrédients, féminisme, histoire, propos sexuels, humour, irrévérence, grivoiserie, saphisme, onanisme, aventure extra-conjugale, aristocratie, Angleterre, nous vous déconseillons la lecture de ce texte.

******

Ça y est, Monsieur mon mari est reparti en France. J’ai devant moi trois jours de paix relative. Mère m’a, au moins, fait cette concession avant de prendre un vulgaire tortillard en ma compagnie pour nous rendre dans son vieux château. Depuis vingt-deux ans, je suis forcée de me geler les fesses aux confins du monde civilisé.

Je pensais y échapper cette fois, mais non, sous prétexte qu’il n’est pas convenable pour une Lady de rester solitaire dans sa résidence, je suis obligée d’y aller. Et encore, si je pouvais véritablement jouir de mes trois jours de liberté ! Même pas ! Il a fallu qu’elle me dépêche la vieille Jenny pour surveiller mes allées et venues. À chaque coup, c’est pareil !

Cette bique rabougrie qui, dans mon enfance, lui dénonçait tous mes innocents divertissements. Cette saleté à qui je dois des volées de verges sur mon jeune cul tendre, alors que je jouais avec le petit du palefrenier à touche pipi, dans l’écurie. Et la fois, où elle m’a surprise à m’astiquer le bonbon, après le coucher. À la suite de quoi, Mère m’a obligée à dormir les mains ligotées au montant de mon lit pendant deux semaines. Je l’ai toujours détestée « Goat Goiter » (1), ses mamelles tombantes, ses poils noirs, drus, poussant comme les piquants du porc-épic sur son double menton. Je suis sûr qu’elle a des toiles d’araignée dans le con. Bon, elle sommeille en bavant au coin du feu. Enfin quelques instants de paix pour relire…

Mon boudoir, mon petit luxe, mon espace à moi, avec mes livres interdits dissimulés derrière l’étagère des ouvrages à destination de l’éducation des dames. Belle idée que j’ai eue de faire aménager ce réduit secret, alors que Monsieur mon mari se trouvait en France.

Il était fort joli, ce charpentier ! Ma foi, j’aurais bien voulu en profiter de ses muscles. Il sentait le résineux, et quelle vue sur ce cul ferme qui tendait le tissu, presque à le déchirer, tandis qu’il sciait les planches pour la fabrique ! Je revois sa raie impudiquement exhibée entre sa chemise et son pantalon.

J’en ai joui, par la pensée, sous prétexte de surveiller son travail. Je l’ai visualisé, me plaquant contre la cloison, sa pine vigoureuse, gorgée, veineuse, m’astiquant le con de long en large. J’en ai mouillé mon jupon. Je n’ai pas osé l’entreprendre. J’ai été stupide ! J’ai eu le courage, tout de même, d’imaginer sa semence brûlante rendant hommage à mon cul, s’égouttant comme cette pluie qu’ils connaissent en Inde. Comment s’appelle-t-elle, déjà ? Ah, oui ! La mousson. Je parie qu’il aurait drôlement arrosé ma fleur d’une ondée chaude, bienfaisante.

Suis-je stupide ou peureuse ? Peureuse, oui, finalement je ne suis qu’une peureuse ! J’aimerais tant posséder l’audace d’Emily Davidson (2), descendre, revendiquer, dans la rue pour imposer mes droits de femme. Au lieu de cela, je ronge mon frein. Heureusement qu’il y a mes chers livres et Mandy. Où est-elle encore passée, celle-ci ? « Une catin à l’influence néfaste. »  M’a déclaré Mère de son air pincé, complétant sa sentence par : « Un jour ou l’autre, elle vous vaudra des ennuis, ma fille ».

En attendant, c’est elle qui me rapporte, mes ouvrages interdits, de chez les bouquinistes, qu’elle prend grand soin à transporter sous son manteau. C’est bien la seule de mon entourage qui me procure du plaisir.

C’est, également, à ma jolie Mandy, que je dois mon sexe tout lisse, comme celui d’une enfant. À elle et à cette édition originale des « Contes des mille et une nuits », richement décorée de miniatures persanes, si évocatrices des voluptés que j’aspire à découvrir.

Quel souvenir cette séance d’épilation ! Quels efforts n’a-t-elle pas fournis pour élaborer avec précision la recette à base de miel permettant d’arracher les poils de ma toison. Oui, j’ai eu mal, cependant le résultat était à la hauteur de mes espérances : quelle sensation inédite de sentir ma chair nue, gonflée, irritée ! Elle a soufflé sur mes grandes et petites lèvres pour faire passer la brûlure, et en a provoqué une autre, bien vite apaisée par sa salive.

Le lendemain, Monsieur mon mari, en m’entreprenant, a joué le scandalisé, l’offusqué : me traitant d’actrice, de femme de mauvaise vie. J’ai argué que c’était sur recommandation du docteur Doolittle, pour prévenir des risques d’infection. L’idiot ! Il m’a cru.

Parlons-en de Doolittle, laid comme les sept péchés capitaux, un pseudo-spécialiste des thérapies manuelles intra-utérines afin de soigner les maux des hystériques. Je t’en ficherais de l’hystérie. Je n’ai aucune autre maladie que celle de l’insatisfaction sexuelle. Voilà, tout ! Et ce n’est pas lui qui, en me triturant l’intérieur, m’apportera une once de bonheur.

Monsieur mon Mari a eu beau jouer l’indigné, ma petite amande toute lisse lui a fait de l’effet le jour où il l’a découverte. Depuis, au lieu de dix allers-retours, il réalise l’exploit d’en opérer quinze. Jamais il ne l’admettra, mais cela l’excite, un peu, enfin, un peu plus qu’avant. Était-ce une si bonne idée en définitive ? Je dois subir cinq va-et-vient de plus. Pourtant, malgré cet inconvénient lorsque je me caresse les sensations sur mes pétales de rose en sont décuplées.

Ah ! C’est donc là que vous étiez caché, je vous ai enfin trouvé : « les Onze mille verges » (3), la dernière trouvaille de Mandy. Je ne sais pas si je prise le style de ce « G. A. »  Il ne s’est pas embarrassé de répétitions : verge, con, pine, foutre…, page après page, cela peut être lassant à la fin. Et ces aventures, abracadabrantesques, il doit se pignoler souvent en écrivant.

Pourtant, je dois admettre que son ouvrage me procure quelques délicieux frissons. Mais, tout de même, ce Mony est un vieux dégoutant : se faire percer la rondelle, sans rime ni raison. Ou peut-être pas : n’est-il pas un véritable libertin ? il noce et jouit sans contrainte. Tiens, s’il n’était pas si ridicule, c’est un homme comme lui qu’il me faudrait. Un vrai ! Toujours en rut. Et cette Cuculine, quelle coquine !

Faut-il donc sonner à plusieurs reprises pour être obéie ?

— Ah, Mary, enfin, vous voilà ! Mandy, où est passée Mandy ?

— Elle arrive, My Lady, elle est partie commander du charbon.

Dites plutôt qu’elle est en train de se faire ramoner. Qu’elle vienne vite, cette peste. J’ai grand-faim.

— La voilà, My Lady, je l’aperçois par la fenêtre Je lui mande de vous rejoindre dans votre boudoir ?

— Oui, Mary, et qu’on ne nous dérange pas. Elle doit ajuster la tournure de la robe que je porterai à l’occasion du réveillon de Noël.

— Bien, My Lady. Je vous l’envoie tout de suite.

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(1) Goitre de chèvre

(2) Emily Wilding Davison, née le 11 octobre 1872 à Blackheath, décédée des suites de ses blessures le 8 juin 1913 à Epsom, était une suffragette britannique, luttant pour l’égalité des femmes.

(3) En première édition (1907), « Les onze mille verges » était simplement signé par les initiales de Guillaume Apollinaire.

La version intégrale de ce conte historique coquin est disponible dans notre espace acquisition.

Les chapitres suivants :

3 Ma bonne Mandy

4 Le château de Craigdarroch

5 Chasse à courre

6 Edward de Battenborough

7 La surprise de Lady Winter

8 Hoochie-coochie

Épilogue : Merry Christmas !

En attendant ce moment, qui ne saurait tarder, parcourrez nos propositions de littérature française sensuelle, lisez les billets, écoutez morceaux instrumentaux inspirées par les plus grands compositeurs de musique classique ou des chansons contemporaines aux paroles en français.

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