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Tout ce qui ne tue pas …

Épilogue, chapitre final, d’une Histoire d’Amour Contemporaine : « L’Éternité aura ton regard »

Cette première version est une lecture offerte par Anarelle et Laurent Ducastel. Une publication sous forme de roman-feuilleton, du 1er juillet au 31 août 2025.

Lecteur, si vous avez découvert ce chapitre de manière fortuite, ou par toute autre voie — qu’il s’agisse d’une annonce sur les réseaux sociaux (Substack, Instagram) du Désir Éditions, d’une recherche sur internet, ou même du bouche-à-oreille — nous vous invitons chaleureusement à retourner là où tout a commencé.

Vous pouvez également prendre connaissance des temps forts de cette aventure conjugale, qui comporte 16 chapitres en tout plus un prologue et un épilogue, grâce à des récapitulatifs audio des précédents, accompagnés d’une discussion sur les ressentis suscités par ce dernier épisode.

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Tout ce qui ne tue pas … - Désir- Éditions

Dans le Grand Tout. Dimanche, le septième et dernier jour.

Enfin, les atomes des deux champions commencent à se réunir, vibrant en une lueur bleutée à peine teintée. Une forme se crée, une ébauche de ce qui pourrait représenter un humain.

À l’extrême bout du Grand Tout, s’il s’avérait qu’il existât une limite, une évolution similaire s’opère, en une autre nuance chromatique : un violet moiré s’échappe de ces éclats papillonnants, tâchant de reconstituer le corps de ce qui n’en a plus.

L’Être Suprême épie les éléments qui divaguent, chacun tentant de se concrétiser en une unité cohérente.

Les formes ne sont qu’électricité, flottent dans un non-univers : ni temps ni matière.

Il observe avec intérêt le processus qui se déroule, non sous ses yeux, car il n’en possède point, mais sous de ce que l’on pourrait considérer comme l’étant, s’il se composait de chair et de sang.

Ses Choses ont à présent acquis un semblant de morphologie. Bien que toujours floues, elles deviennent clairement identifiables : un homme sec à la haute stature, et une femme aux cheveux blonds mousseux.

Il pousse un soupir.

Les atomes-formes vibrent, s’illuminent, clignotent, puis cessent d’émettre tout éclat. Les deux énergies restent séparées, chacune, encore une fois, répugnant à rejoindre l’autre. Et puis les signaux reprennent. Les silhouettes se meuvent, demeurant pourtant dans l’expectative. Un flottement en avant, deux en arrière. Trois en avant, un en arrière.

C’est à présent, ou plus jamais.

L’écho d’un rire lointain parvient jusqu’à leur conscience, une sensation de main effleurant à peine la leur. Où sont-ils ? Qui sont-ils ? Un voile épais, tissé d’oubli, recouvre leurs souvenirs. Seul persiste un sentiment lancinant, celui d’une affection infinie, d’une promesse chuchotée au-delà des temps. Des réverbérations de noms les hantent : Antoine et Cléopâtre, Roméo et Juliette, Le Cid et Chimène, Juliette et Marco. Des amants, liés par un destin qu’ils ne s’expliquent pas eux-mêmes.

« Te souviens-tu ? » murmure-t-elle, sans savoir d’où lui vient cette question. Il secoue la tête, un sourire triste aux lèvres. « Ils étaient… » Les mots leur manquent, les images refusent de prendre vie.

Et tout d’un coup, un afflux mémoriel s’empare des deux consciences : une bataille navale, un empire anéanti, une ville conquise, puis perdue, une passion inachevée, et puis une autre qui dépérissait. D’autres images, plus joyeuses : leur enveloppe charnelle s’imbriquant, se désirant, des moments suspendus où il ne faisait plus qu’un, une main qui frôle une épaule, des bouches qui s’assemblent, des rires partagés.

Tout leur revient en cet instant précis : une houle de souvenirs qu’aucune digue ne pourrait arrêter.

Leurs regards se croisent, l’étincelle jaillit, ravivant des braises qu’ils croyaient éteintes. Lentement, irrésistiblement, leurs corps, à présent reformés, se rapprochent. Une attraction magnétique, un besoin vital de se retrouver, de se reconnaître. Leurs mains se joignent, leurs doigts s’entrelacent.

Les syllabes hésitent, puis résonnent « Peu importe… » prononce la forme masculine après ce qui sembla une éternité, « Peu importe qui nous étions ! C qui compte, c’est que nous sommes ensemble, ici, maintenant. »

Un silence, puis celle qui fut Cléopâtre/Jimena/JullietteCapulet/Juliette Lepucat lui répond : « Ensemble… pour l’éternité ? »

Celui qui fut Marc Antoine/Rodrigo Diaz de Vivar/Roméo/Marco Guitamon, hoche la tête, la conviction s’enracine, profondément, dans ce qui n’étaient que quelques parcelles de nanosecondes avant que poussières d’étoiles.

Il transmet à la conscience femelle, un message, le seul message qu’elle attendait depuis le commencement.

« Notre petite vie était entourée de sommeil, ici, et à présent, pour toujours et à jamais, nous serons nous, éveillés. »

C’est tout ce qui compte. C’est leur seule vérité. Leurs lèvres se frôlent, hésitantes, puis s’unissent dans un baiser, un baiser effaçant l’oubli, un baiser qui les révèle à eux-mêmes, compagnons éternels, enfin réunis dans ce Grand Tout qui espérait leur unification depuis l’aube de l’humanité. Un souffle, une promesse. La certitude d’un amour qui transcende le temps, l’espace, défie la mort elle-même.

L’Être Suprême sourit, il est ravi. En définitive, il a réussi.

Il examine avec attention les atomes fusionnés, il constate, qu’ils ne sont pas deux en un, mais bien trois.

L’énergie dernièrement connue sous le nom de Juliette Lepucat héberge en son sein une petite lueur : un chérubin à naître. Une nouvelle source d’énergie à la pureté absolue.

L’Amour vient de pérenniser Son Univers.

La réserve d’Énergie se remplit, le liquide amniotique cosmique s’y déverse, brillant, gai, la jauge grimpe, grimpe, grimpe, jusqu’à presque atteindre le niveau que celle-ci possédait au moment de son éveil, il y a des milliards d’années, en temps terrestre.

Alors, il se goberge, s’en attribue l’entier mérite, oublie tous ces précédents échecs, ses peurs passées, il se congratule. Ce voyage fut une merveilleuse idée, les translations, un coup de génie, et malgré quelques aléas, il n’est pas peu fier de ses capacités. Il est sauvé, et avec lui Sa sphère Bleue, Ses Imaginations.

Il crie youpi, hourra…

Et puis se ravise : soit, il vient de transformer l’essai.

Seulement, maintenant, il va falloir renouveler le processus. D’autres amours sincères transcendant tout ce qui peut les tuer, se renforçant malgré tout ce qui peut séparer les deux moitiés, devront naître, surmonter les écueils, s’épanouir et surmonter afin que Sa réserve se reconstitue pleinement et qu’il puisse, à l’avenir, continuer à alimenter Sa Création.

Et au vu du foutoir qui règne sur Sa Terre, ainsi qu’au sein du personnel de sa petite entreprise de construction, ce n’est pas du tout cuit !

Alors, il se remet à l’ouvrage, concentré. Ce Big Boss prélève dans sa main gauche une parcelle d’énergie et commence à modeler à l’aide de la droite : une nouvelle âme femelle.

Il a toujours procédé par le façonnage de celle du mâle en premier. Pourquoi ne pas tenter quelque chose de novateur ? Il se pourrait bien que la femme fût l’avenir de l’homme.

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L’Observateur omnipotent 25 322 détourne son unique œil, il pose le point final à son rapport. Son travail est à présent achevé.

Sa conclusion sommaire : malgré l’orgueil, l’imprévoyance, la naïveté, l’absence de cohérence doublée d’une tendance suicidaire indéniable : le propriétaire de l’univers 130 575 398 survivra et ses créations avec lui. Tout au moins jusqu’à la prochaine fois, jugeant que l’imprudence de cet être le mènerait, fatalement, à sa perte, un destin inéluctable, selon lui.

Ainsi est sa conclusion.

Il appuie sur la touche envoi. Le destinataire de cette synthèse d’expérience : Celui Qui Sait Tout, son Big Boss.

Et déjà, un autre créateur, dans un des trillions de trillions de cadrans dont la Vastitude est constituée, requiert toute son attention.

FIN

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Tout ce qui ne tue pas … - Désir- Éditions

Les mots d’Anarelle et Laurent Ducastel, programmation des billets et parutions pour 2025-2026

Ceci n’est pas la fin, mais le début. C’est à partir de cet épilogue que nous entamerons une relecture des plus soigneuses : ligne à ligne, paragraphe après paragraphe, chapitre après chapitre.

En effet, malgré toute la minutie consacrée à l’écriture de cette première version, corrigée et stylisée, de « L’éternité aura ton regard », il demeure certain que cette parution en lecture offerte présente des axes d’amélioration et d’enrichissement, tant sur le fond que sur la forme.

Ainsi, avant la mise en vente dans l’espace acquisition du Désir Édition de l’édition finale, nous affinerons les dix-huit chapitres qui le constituent, et il est possible que nous en ajoutions de nouveaux afin d’en préciser l’intrigue ou la psychologie des personnages.

Par ailleurs, nous publierons tout au long des années 2025 et 2026 une série de billets approfondissant les thématiques ayant contribué à la fondation et à la construction de l’histoire de Juliette et Marco.

Ce voyage au cœur de l’univers de « L’éternité aura ton regard » commencera le mardi 23 septembre 2025, jour où paraîtra un récapitulatif des points clés abordés, accompagné de nombreux liens vers les sources ayant nourri l’élaboration de cette aventure.

Nous poursuivrons ensuite, tout au long de l’année, en vous proposant des focus sur des chapitres en particulier.

Un dernier mot : si vous avez apprécié notre style, notre ton singulier, notre imagination, vous pouvez prolonger votre expérience de lecture de littérature sensuelle en acquérant l’un de nos ouvrages déjà publiés en version finalisée, dans l’espace dédié.

Nous vous remercions d’être parvenu jusqu’aux trois lettres du mot « FIN » et d’avoir mordu dans ce fruit murit de la pensée commune d’une femme et d’un homme.

Anarelle et Laurent Ducastel.

1 commentaire pour “Tout ce qui ne tue pas …”

  1. J’ai hâte de voir ce qui va en sortir lorsque tout cela sera peaufiné, et les pistes de réflexions qui vont en découler.

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