Prologue d’une Histoire d’Amour Contemporaine : « L’Éternité aura ton regard »
Une première lecture offerte par Anarelle et Laurent Ducastel, roman-feuilleton de l’été 2025, une exclusivité Désir Éditions.
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Résumé du prologue :
Au cœur de l’univers, là où temps et matière se dissolvent, deux énergies tentent de fusionner sous l’œil expectatif d’un Être Suprême. Depuis des siècles, l’amour et la souffrance tissent la destinée de ces âmes condamnées à se réincarner, vouées à s’assembler en dépit des échecs répétés et des blessures du passé. Au septième jour de ce qui constitue l’ultime opportunité de réunion post-trépas, l’avenir de toutes choses est en jeu…
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« Nous sommes de l’étoffe dont sont faits les rêves et notre petite vie est entourée de sommeil » William Shakespeare.
Dans le Grand Tout. Dimanche aux environs de 17 h (temps terrien), le dernier jour.
Des atomes se réunissent dans le vide intersidéral, vibrent en une lueur bleutée à peine teintée. Une forme se crée, une ébauche de ce qui pourrait représenter une forme humaine.
À l’extrême bout du Grand Tout, s’il s’avérait qu’il exista une limite, une évolution similaire s’opère, en une autre nuance chromatique : un violet moiré s’échappe de ces éclats papillonnants, tâchant de reconstituer le corps de ce qui n’en a plus.
La Pure Conscience épie les éléments qui divaguent, chacun tentant de se concrétiser en une unité cohérente.
Les formes ne sont qu’électricité, flottent dans un non-univers : ni temps ni matière.
L’Être Suprême observe avec intérêt le processus qui se déroule, non sous ses yeux, car il n’en possède point, mais de ce que l’on pourrait considérer comme l’étant, s’il se composait de chair et de sang.
L’expectative le gagne, cette fois, il faut à tout prix qu’elles réussissent. L’enjeu est vital.
Pour ces deux-là, tout avait débuté dans la seconde moitié du Ier siècle av. J.-C. Ses Créatures, un homme et une femme, avaient été l’objet des pires incertitudes, des plus amères désillusions qui les avaient, régulièrement conduits, jusqu’à l’issue fatale, et, cependant, l’Être Suprême avait entretenu l’espoir de les unir.
En effet, seul un vrai et grand amour, un amour qui résisterait aux vicissitudes matérielles et lui survivrait, par-delà la mort, malgré les épreuves imposées permettrait de reconstituer ce qui l’alimentait, lui et l’ensemble de Son Univers.
Il avait envisagé différentes configurations.
Le premier essai avait été un échec ; la deuxième expérience n’avait pas donné un meilleur résultat, bien qu’il eût envoyé afin de prêcher la bonne parole son fils réincarné, et le troisième avait avorté dans la prime jeunesse de l’homme et de la femme. Un fiasco complet !
Jusqu’alors, quelles qu’aient été leurs renaissances, le couple avait toujours échoué à s’assembler dans son royaume que le commun appelle « les cieux ». Les consciences blessées avaient répugné à former un tout. Les peurs et traumatismes imposés au cours de leurs vies précédentes avaient laissé des traces indélébiles dans les noyaux des protons et des électrons, proscrivant tout rapprochement.
Alors, il fut contraint de remodeler, une fois de plus, les deux formes en puisant dans son Énergie Cosmique, de leur redonner corps et de renvoyer leurs âmes sur Terre, pour une ultime tentative.
En leur appliquant des contradictions moindres, car, s’il s’avérait qu’elles dussent manquer à nouveau leur union post-mortem, son anéantissement surviendrait, entraînant dans son sillage Sa Sphère Bleutée ainsi que l’ensemble des espèces la peuplant.
Aujourd’hui, il n’a plus le choix : suite à ses précédents essais ratés, il ne possède plus suffisamment de carburant — la substance extraite de la réserve pour générer chaque réincarnation de Ses Créatures-Cobayes est en voie d’épuisement. Et sans elle, il ne pourra plus alimenter en énergie Sa Terre.
Il a trop souvent misé et trop souvent perdu.
La fusion doit opérer afin qu’il puisse se nourrir du seul combustible à sa disposition : l’Amour.
Cette fois, il en est sûr, Ses Émanations vont réussir, la situation l’exige.
Ses Choses ont à présent acquis un semblant de morphologie. Bien que toujours floues, elles deviennent clairement identifiables : un homme sec à la haute stature, et une femme aux cheveux blonds mousseux.
Il pousse un soupir, du moins ce qui passerait pour un soupir s’il était de matière constituée.
Les atomes-formes vibrent, s’illuminent, clignotent, puis cessent d’émettre tout éclat. Les deux énergies restent séparées, chacune, encore une fois, répugnant à rejoindre l’autre. Et puis les signaux reprennent. Les silhouettes se meuvent, demeurant pourtant dans l’expectative. Un flottement en avant, deux en arrière. Trois en avant, un en arrière.
A-t-il fait preuve de présomption lorsque sept jours auparavant, il décida d’en terminer ? Une résolution téméraire inspirée par un auteur slave des écrits duquel il se souvint. La fortune souriant, paraît-il, aux audacieux !
Cependant, il jugea utile de leur donner des petits coups de pouce. Le péril était si grand, qu’il fallait bien, ne serait-ce qu’un peu, infléchir le libre arbitre dont il avait doté chacun de ses individus.
Il espère que ses tours de passe-passe divins, qui consommèrent quelques supplémentaires résiduelles miettes de Son Énergie Cosmique — la jauge de celle-ci baignant en zone rouge, et son niveau ne permettant, plus à présent, que vingt jours au plus d’alimentation — suffiront à les réunir, ici et maintenant.
Après tout, même s’il est un joueur impénitent, il redoute autant que Ses Bipèdes la dissolution.
Et, il en est là, craignant le résultat, les observant ; s’il avait des ongles, il se les rongerait, s’il avait du sang, il deviendrait encre.
Il se remémore la semaine passée, et sa bourde à quelques secondes du point final de cette partie.
Va-t-il payer de son existence cette infime faute d’inattention ?
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Rejoindre le chapitre 1 : Le Premier matin. Ou Juliette et de la difficulté d’agencer le foyer conjugal
Marseille. Lundi matin, à l’aube du premier des sept derniers jours.
Juliette et le fardeau de la charge mentale
Juliette grogna : comme d’habitude, Marc Antoine n’avait laissé que deux grains de sucre au fond du pot…
La machine expresso hoqueta, protesta, exhala un râle de souffrance, en délivrant sa sueur caféinée.
…
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Bonjour, j’adore ce que j’ai lu, j’aime l’idée de l’entre deux mondes,et des âmes qui sont liées, destinées à se retrouver
Bonjour, merci pour votre passage et votre message. Nous, Anarelle et Laurent Ducastel, avons tracé ce récit avec la volonté de divertir, mais aussi d’inviter à la réflexion autour de la notion d’Amour. Nous avons, également, souhaité transporter nos lecteurs dans des univers imaginaires et leur réserver de nombreuses surprises tout au long de ce voyage, dont l’épilogue sera publié le 31 août.
Bienvenue à bord du Désir Éditions, nous vous souhaitons d’agréables envols littéraires !