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Libertinage amoureux : confidences d’un auteur libertin français

En Bref :

Les points d’intérêt : libertinage amoureux, littérature érotique, libertinage éthique, masculin empathique, féminin émancipé, affranchissement sexuel.

Libertinage Amoureux Podcast Resume Article Desir Editions 1

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Désir Éditions

Libertinage amoureux (2025)

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Résumé d’une conversation audio entre un homme et une femme : Découvrez un libertinage amoureux éthique et raffiné avec Laurent Ducastel. L’auteur de « L’Oiseau de Feu » explore le masculin empathique et féminin émancipé. Écoutez notre résumé audio pour plonger dans ce libertinage français unique.

Résumé : Dans ce billet, Laurent Ducastel, auteur de la chronique libertine « L’Oiseau de Feu », parue chez Désir Éditions, dévoile quelques secrets de cette composition, inspirée de rapprochements intimes vécus par l’homme, romancée sous la plume élégante de ce « Gardien des Traditions » littéraires. 

Au fil des paragraphes, vous découvrirez les motivations qui l’ont conduit à embrasser le libertinage amoureux, où la femme se trouve sublimée par les attentions de chevaliers au service de ses désirs et plaisirs, dans le style galant d’un libertinage à la « française ». Cette approche se distingue nettement des dérives actuelles exposées dans les rubriques « faits divers » qui, trop régulièrement, éclaboussent la une des médias des maltraitances perpétrées à l’encontre du genre féminin dans le milieu des affranchis sexuels et plus généralement du libertinage phallocentré.

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couple lit un livre

Littérature moderne, érotisme et libertinage élégant : une séparation consommée ?

En préambule, je me dois de partager un constat navrant : dans la plupart des ouvrages contemporain que j’ai parcouru, langue française et érotisme élégant font chambre à part.

Quant au monde du libertinage, ce qui en faisait l’essence — la séduction et la connivence entre les participants — n’y apparaît que rarement. À la place, on y trouve surtout l’étalage de pulsions viriles et de satisfactions égoïstes. Je fais ici référence, bien évidemment, à des textes rédigés par des « auteurs », puisque la ligne éditoriale de ce mois de mai s’attache au concept d’un masculin empathique. Or, je n’ai pas identifié la moindre trace de celle-ci dans ce genre de prose aux fantasmagories autocentrées.

De nos jours, dans la grande majorité des romans dits érotiques, la langue française et l’érotisme semblent évoluer sur des voies parallèles. Le libertinage, autrefois synonyme d’élégance et de raffinement, a cédé la place à une vision prosaïque du plaisir, réduit à la satisfaction immédiate de désirs brutaux, ce qui fut pour moi un univers d’évasion, de luxe et de volupté, s’est transformé, au fil des années, en une sorte de foire aux bestiaux, où hommes et femmes se retrouvent dans des lieux glauques, enchaînant les ébats sans âme.

Et que maudite soit ma bête noire, « Fifty Shades of Grey » : j’ai assisté, impuissant, dans le réel comme dans le textuel, à une invasion de soumises et de mâles soi-disant experts en BDSM. Des pratiques confidentielles jusqu’à la publication de ce navet littéraire qui devinrent courantes après son succès, ce qui, à mon avis, ne contribua pas à la progression des concepts de féminin émancipé et de masculin empathique.  

Quand la superficialité remplace la connivence

Sans grand étonnement, j’ai, donc, constaté la rareté, dans les romans pour adultes prétendument érotiques ou traitant du monde du libertinage, de notions si chères à mon cœur : l’intimité intellectuelle, la connivence. Jamais, ils n’abordent la connexion ultime qui peut naître entre âmes libres que ce soit à l’occasion de duos, de trios, ou encore d’ébats en groupe.

Dans l’immense majorité des ouvrages ou textes en ligne sur lesquels je me suis penché, il suffit de parcourir à peine deux pages pour que le protagoniste — un homme seul, toujours TBM (Très Bien Monté), dieu du coït, adepte du plaquage façon « All Blacks » — s’empresse d’entrer immédiatement dans le « vit » du sujet.

Et de repartir, essai transformé, comme il est venu, fier et conquérant, sans qu’il fût fait mention d’échanges spirituels entre les partenaires. 

Ne vous en déplaise, messieurs, une interaction profonde ce n’est pas : « Elle n’avait pas de culotte, on a pris l’apéro avec son mari, je voyais ses tétons pointer sous la robe. Je me bandais, dur, et je n’avais qu’une envie : la baiser là, de suite, sur la table, comme une chiennasse… » 

couple bois un verre

Libertinage à la française : dérives contemporaines et conceptions personnelles

En outre, il m’attriste que l’on puisse associer la philosophie du libertinisme avec des crimes perpétrés par des hommes à l’encontre de femmes, comme l’illustre l’affaire dite « Pélicot », qui ébranla l’opinion publique à l’automne 2024.

Il convient de noter que les maltraitances à l’égard du féminin dépassent largement le cadre du milieu libertin et qu’on observe, depuis quelques années, pour des raisons multiples que je n’exposerai pas ici, une recrudescence de violences genrées. 

Je tiens à souligner que mes pratiques de libertinage n’ont rien en commun avec ces abus inqualifiables et se situent à l’opposé des actes révélés lors de ce procès ou d’autres faits divers propulsés en une des quotidiens de l’Hexagone. 

Je conçois le libertinage comme un mélange aphrodisiaque d’interactions intellectuelles et charnelles, une harmonie dans les joutes amoureuses où esprit et corps s’entrelacent, où le masculin et le féminin fusionnent dans le meilleur des mondes. 

Au vu des faits exposés plus haut, il me semble inévitable que, de nos jours, le terme « libertinage » n’évoque plus pour le grand public que des comportements malsains : un univers peuplé d’addicts au sexe, de femmes soumises aux assauts de mâles en rut.

Il n’est donc pas plus surprenant qu’au fil de mes recherches sur ce sujet, je sois régulièrement tombé — sans trop me faire mal, quoique… — sur des récits où, page après page, il n’est question que de parties de jambes en l’air, d’orgies phalliques et de descriptions de scènes vulgaires. 

D’autant plus qu’aucun de ces auteurs, professionnels ou amateurs, n’a eu l’obligeance d’inviter son lecteur à explorer l’âme des protagonistes, ni même d’envisager que le but ne soit pas de « démonter la petite dame » dans un besoin primaire d’asseoir sa domination et d’affirmer sa préséance de mâle à la virilité triomphante. 

Alors, certes, dans ces récits, on « rentre bien à l’intérieur », je vous l’accorde, mais j’incline à croire que l’anima, ce qui anime les personnages, revêt bien plus d’importance que ces fastidieuses descriptions d’autoglorification de pénétration et de gorge profonde. Ces interminables lignes de coït ininterrompu n’ont, à mon sens, rien à voir avec libertinage amoureux ni avec le libertinage éthique et paritaire, tel que je les conçois.

couverture livre l'oiseau de feu

Une vision raffinée de la littérature érotique adulte

Pour ma part, je classerais ces textes dans le registre pornographique, et non dans celui de la littérature érotique. Ils ne correspondent pas à ma vision d’échanges intellectuels, sensuels et sexuels, telle que je les pratique et évoque dans la chronique libertine « L’Oiseau de Feu ».

Je ne le nierai pas : le désir, l’excitation, la jouissance, la recherche d’ébats insolites constituent des éléments essentiels de mon libertinage et participent pleinement à mon épanouissement d’hédoniste. Cependant, je ne me limite pas à ces seuls plaisirs libidinaux.

J’ai donc choisi de dépeindre, dans cet ouvrage — que je préfère qualifier de sensuel plutôt que d’érotique, pour des raisons désormais évidentes — l’expérience d’un homme célibataire, dont la psychologie évolue au fil de ses rendez-vous avec des couples du milieu, avec pour point d’orgue sa rencontre avec un « Oiseau de Feu » et le conjoint de celle-ci.

Un univers où courtoisie, séduction, complicité — aussi bien intellectuelle que charnelle — règnent en maîtres, et dans lequel la femme figure une alchimiste des joutes amoureuses, ce qui, hélas, devient de plus en plus rare, comme je le soulignais en début de billet.

homme dans bibliothèque

Le « Gardien des traditions » stylées

Je pose ici un court interlude pour me présenter, tout en préservant mon anonymat. Non que je sois un dangereux délinquant, ni parce que je n’assume pas ma vie de bohème, mais en raison de contraintes personnelles et professionnelles m’obligeant à maintenir une certaine distance vis-à-vis de l’exposition publique de mon intimité.

La langue française, son respect et l’enseignement de son passé d’écrivains cultivés occupent une place centrale dans mon métier. D’ailleurs, Anarelle, notre capitaine, me taquine lorsque je révise ses textes, en m’affublant du sobriquet de « Gardien des traditions ». Elle ajoute parfois, sourire en coin : « Tu pinailles ! »

Il est vrai que je me montre exigeant sur les formes grammaticales, mais chevaucher la langue française requiert de la rigueur, quitte à s’en écarter par des caresses linguales audacieuses et à flirter avec de voluptueuses rondeurs verbales ou conter fleurette à des jeux de mots voire à d’autres arabesques stylistiques.

Je vais devancer une question que, peut-être, vous vous posez : non, je ne suis pas un auteur professionnel, plutôt un amateur éclairé, du moins je me plais à le croire. « L’Oiseau de Feu » est mon premier ouvrage achevé et partagé publiquement ; toutefois, j’écris depuis de nombreuses années, à mes heures perdues. Publier et être lu n’avaient jamais été mes objectifs. Jusqu’à ce que… je déniche…

femme avec chapeau

Le souffle d’une enchanteresse engendre une envie… de liberté littéraire

Révéler d’emblée tous mes secrets irait à l’encontre de mes principes, qui consistent à ménager mes effets. Ce que je peux vous confier, c’est qu’une fée, par ses battements de cils empreints de langueur, me persuada de me lancer dans cette aventure littéraire.

C’est ainsi que je pris le chemin de mon clavier et, en bon aficionado de romans policiers, j’eus plaisir à tisser une intrigue qui, je l’espère, vous tiendra en haleine. Il eût été inconcevable de rédiger cette chronique sans y ajouter ce piquant, indispensable à l’exaltation de la lecture.

La personnalité de la sublime égérie qui m’a inspiré cette histoire vous sera révélée au fil de l’épilogue, intitulé « Le Baiser de la Fée », un hommage au poème de Gérard de Nerval.

Cette femme, ou plutôt cette femme accomplie, est une amie très chère à mon cœur. Un lien à la fois intellectuel et charnel nous unit depuis plusieurs années désormais, et je lui suis reconnaissant d’avoir su ébranler ma nonchalance et de m’avoir mené jusqu’au sommet de toute entreprise littéraire : le mot « Fin », grâce à ses élixirs et à une bonne dose de magie toute féminine.

parchemin

L’amour courtois : romans fondateurs et inspirations féminines

Je me figure régulièrement en preux chevalier me vouant sans conditions au plaisir de celle que j’aime butiner, de ses mignons petons à son adorable minois, tel un papillon attiré par la lumière d’une étoile filante.

Je suppose que mes lectures de romans d’amour courtois m’ont profondément marqué durant mon adolescence. Parmi ces œuvres majeures, je citerai « Tristan et Iseut », « Lancelot ou le Chevalier de la charrette » de Chrétien de Troyes, « Le Roman de la Rose » ou encore les « Lais » de Marie de France. Ces ouvrages, dans lesquels les vaillants paladins mettaient leurs qualités au service de l’élue de leur cœur, façonnèrent ma vision d’une séduction raffinée et d’un désir sublimé par l’attente.

Pourquoi ne déclinerais-je pas cette folle envie de galanterie avec une Dame se prenant au jeu ? Et qui saurait non seulement attiser mon désir, mais accorder ses mots aux miens, en une sensuelle complicité, avant que nos corps ne fussent pris par la jouissance. Cette combinaison de l’attente fébrile et de la connivence spirituelle constitue pour moi l’essence du voyage érotique, les flammèches conduisant à l’embrasement.

D’ailleurs, je tiens à rappeler que ce sont des femmes d’exception, telles qu’Aliénor d’Aquitaine ou Marie de France, qui ont soutenu et protégé ce courant littéraire porteur de sensibilité, destiné à modérer les assauts sexuels de certains plus soudards que chevaliers durant le moyen-âge.  

L’influence de ces Grandes Dames permit l’édition d’un code du « savoir aimer », civilisant l’amour brutal des guerriers et élevant la passion, le dévouement, la fidélité, la chasteté amoureuse, au rang d’art.

Certaines de ces notions sont, aujourd’hui, dépassées, cependant la galanterie inspirée par ces premiers codes amenant les hommes à traiter les femmes avec les honneurs qui leur sont naturellement dus, doit présider à chaque étape de pratiques libertines empathiques envers le féminin. C’est ce que je nomme le « libertinage amoureux ».

night club

Quand imagination et ébats sans tabous forment le cœur du libertinage

N’allez tout de même pas croire que je m’adonne au seul libertinage « intellectuel », dédaignant les plaisirs charnels.

Bien que je n’aie que peu d’accointances avec Bernard-Henri Lévy, il a su exprimer ce que peut être une sexualité débridée, où l’élégance première laisse place à nos pulsions libidinales profondes :

« Pour moi, l’érotisme, c’est toujours un jeu subtil entre l’invisible et le visible… Le voilement et le dévoilement… La réserve la plus extrême et la nudité soudaine… C’est la pudeur, la réserve, la mise en scène, et puis, là, sans crier gare, l’impudeur, l’obscénité ».

Faire rêver l’autre, l’entraîner sur les sentiers du désir avant même que l’acte ne commence, voilà ce qu’il y a de plus enivrant, pour ensuite se laisser surprendre lorsque se révèlent nos appétences les plus indiscrètes.

Ainsi, au fil de « L’Oiseau de Feu », vous découvrirez des paragraphes consacrés aux réflexions intimes, ou d’ordre plus général, de Philippe.

Sa démarche, transcription évidente de la mienne, s’inscrit dans un cheminement à la fois sensoriel et intellectuel. C’est à travers cette double perspective qu’il entreprend sa recherche de rendez-vous, en tant qu’homme seul, avec des couples pratiquant le candaulisme ou l’échangisme. Cette exploration, loin de se limiter à une connexion physique, révèle une plongée profonde dans les dynamiques relationnelles complexes qui sous-tendent la quête de plaisirs extraordinaires des amants bohèmes.

C’est par cette approche psychologique que mon ouvrage se démarque nettement de la majorité des récits que l’on peut lire étiquetées du label « érotiques ».

Cette chronique est donc très éloignée de ce que vous pouvez lire, par exemple, sur des plateformes d’histoires gratuites érotiques comme celle d’Union, pour ne citer qu’elle. Tout porte à croire que ces récits sont produits à la chaîne, à l’image des films pornographiques. Les hommes y apparaissent comme des clones de Rocco Siffredi, les femmes comme ceux d’Adriana Chechik, actrice porno à l’organe vocal digne de figurer dans les annales. Ces productions perpétuent ainsi des stéréotypes bien ancrés dans l’imaginaire collectif : le mâle conquérant une femme reléguée à une position subissante.

Au risque de radoter ! Tel n’est pas mon crédo. La femme libertine est une inspiratrice, la muse de mes désirs. Je la respecte, j’écoute ses envies. Son plaisir devient le mien. Certains mâles revendiquant une virilité dominante avanceront que je suis un homme soumis. Je leur répondrais : « Que nenni, mon ami ! Je suis un homme qui se laisse combler par une femme émancipée. »

homme à genoux devant femme

« L’Oiseau de Feu » est-il une œuvre autobiographie ou autofiction libertine ?

Il est notoire que chaque écrivain imprègne son œuvre de son vécu, à des degrés divers et variés.

Ainsi, bien que tous les faits relatés dans ma chronique soient authentiques dans leur essence, ils ne constituent pas pour autant une vérité absolue ; il ne s’agit donc pas d’une autobiographie. Néanmoins, toute ressemblance avec des personnes existantes n’est nullement fortuite.

Je me suis autant amusé à croquer certaines dérives vénielles observées lors de mes rencontres avec des couples qu’à apprécier le cheminement m’ayant mené à dénicher ma perle rare, mon « Oiselle de Feu ». Une libertine aussi séduisante d’esprit que de corps, dont le conjoint, aux manières, de prime abord, peu engageantes, cache un cœur tendre.

couple amoureux

Libertinage et introspection : la quête de sens profond

M’immerger dans la complexité psychologique de Philippe, mon personnage principal et narrateur, constitua un travail de longue haleine. Décortiquer les ressorts qui l’incitent à embrasser ce mode de rapport intime, cette voie d’affranchissement des mœurs sexuelles encore prévalentes dans nos sociétés occidentales, me permit de plonger dans mes propres motivations.

Cette introspection, si elle ne m’a rien révélé d’inconnu, m’offrit l’opportunité de mettre des mots sur des expériences vécues, de me remémorer certains souvenirs des plus agréables, et de rire d’autres, plus cocasses.

J’ose avancer ceci : si vous appartenez à notre confrérie du masculin empathique envers le féminin émancipé, si vous êtes amoureux de la belle langue et épris d’un libertinage que nous qualifions, à bord, d’éthique, alors vous vous reconnaîtrez sans doute dans ces pages. Enfin, si vous êtes un homme pour qui la fusion charnelle n’est que la cerise sur une jolie forêt noire, soigneusement entretenue, mon autofiction fera écho à vos propres aspirations.

photo équipage

Remerciements chaleureux

Je tiens à exprimer ma gratitude envers mes compagnons de voyage pour cette expérience d’écriture enrichissante. Le processus de peaufinage, ligne après ligne, devint d’autant plus agréable que j’ai bénéficié d’une excellente compagnie tout au long du parcours. Je fais bien sûr référence aux deux autres membres de l’équipage du Désir Éditions : Anarelle et Mister Salamander, sans qui cette aventure éditoriale n’aurait jamais vu le jour.

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1 commentaire pour “Libertinage amoureux : confidences d’un auteur libertin français”

  1. Volupté, luxe, érotisme partagé… Il y a des mots qui, hélas, paraissent presque « hors sujet » lorsqu’on parle de libertinage à l’heure actuelle. Influence d’Internet oblige (il faut bien le reconnaître), le terme est devenu, de nos jours, synonyme de Roccos du samedi soir s’enorgueillissant de leurs prouesses phalliques, ou encore de « fantasmeurs de l’asservissement féminin » bavant devant la vision de leur chère et tendre (parfois, hélas, inconsciente… on voit la triste référence !) se faisant prendre sans ménagement par une armée de Sénégalais !

    Certes, je serais malvenu de blâmer ceux et celles qui, en total accord, s’épanouissent dans des pratiques extrêmes, mais n’occultons pas pour autant les autres facettes de la liberté des corps et de l’esprit… La cérébralité, la connivence entre les sexes, la magnification de la Femme et de ses mille et un attraits, le spectacle incomparable de son plaisir, de son épanouissement.

    Et cela, Laurent Ducastel l’a magnifiquement exprimé… par cet article, bien entendu, mais aussi par son roman qui est le reflet d’un homme qui aime véritablement les femmes et leur monde intérieur. Et un homme qui aime la femme dans son ensemble, qu’il soit ou non libertin, ne peut qu’être respectable, non ?

    Et puis, l’empathie d’un homme comprend également son intérêt pour l’émancipation féminine. On le ressent parfaitement ici, où sont mises à l’honneur celles qui, dans un temps reculé : Aliénor, Marie de France, Marguerite de Navarre… trouvent enfin leurs héritières d’aujourd’hui dans leur personnalité et dans leurs écrits.

    Cette émancipation, espérons-le, poursuivra son cheminement, pour leur satisfaction propre, mais aussi pour le plaisir masculin… l’accord des deux, en résumé.

    Quant aux hommes empathiques, on perçoit parfois une avancée, jusqu’à ce qu’un fait divers sordide nous fasse reculer de deux pas. Ce sont là les deux facettes de la réalité.

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