En bref :
Résumé : « L’Éternité aura ton regard » : l’intégralité de la première version, corrigée et stylisée, est en lecture offerte sur notre site. Anarelle et Laurent Ducastel nous proposent plus qu’un simple roman : une immersion délicate et intense dans les multiples visages de l’amour. À travers le prisme d’un récit qui s’inscrit tout autant dans certaines des grandes pages de l’Histoire et dans le quotidien mouvant d’un couple moderne, chacun des dix-huit chapitres invite le lecteur à une réflexion profonde sur les forces invisibles qui tissent nos liens les plus précieux. Entre mystère et vérité intime, voyage temporel et émotion brute, chaque page ouvre une porte vers des préoccupations universelles qui mêlent destin, passion et résilience. Alliant le banal au grandiose et à l’épique, la globalité de l’œuvre résonne avec cet adage : le battement d’aile d’un papillon à Marseille peut déclencher un tsunami à Alexandrie. Et si vous vous posez la question : quel rapport peut-il y avoir entre une veste en jean traînant sur le dossier d’un canapé et la fin du monde ? Nous vous conseillons de découvrir ce roman sans perdre une minute.
Vous pouvez également commencer par lire cet article des thématiques qui ont procédé à sa construction et comprendre comment un homme et une femme férus de littérature, d’Histoire et de belles-lettres tissent romance contemporaine, épopée amoureuse traditionnelle, surnaturel.
Ce sont ces thématiques multiples, ainsi que les sources d’inspiration des auteurs, que cette analyse s’attache à détailler et à éclairer avec précision, tout en tentant de ne pas ôter aux lecteurs les nombreuses surprises qui émaillent les dix-huit chapitres composés à deux cœurs.
Dissenssion Conjugale Equilibre Univers Discussion Sur Roman Eternite
Désir Éditions
dissension_conjugale_équilibre_univers_discussion_sur_roman_éternité (2025)
Le podcast basé sur le contenu de cet article vous procurera un aperçu, en six petites minutes, des thématiques qui y sont abordées.

Une romance contemporaine : esquisse d’une relation conjugale à bord du train-train quotidien
Le récit démarre tambour battant, dépeignant avec justesse la crise traversée par le couple Guitamon.
Dès les premières phrases du premier chapitre, le lecteur est plongé au cœur des reproches de Juliette, femme moderne confrontée aux innombrables petites négligences de son mari et de leur fille adolescente.
« Le premier matin, ou Juliette et la difficulté d’agencer le foyer conjugal » est un texte qui illustre le poids de ce que l’on nomme aujourd’hui la charge mentale, écrasant tant de femmes actives, et qui conduit souvent au lent délitement de l’amour qu’elles vouent à leur conjoint. L’accumulation des reproches pour les poubelles oubliées, et autres résidus de rasage ornant chaque matin un évier qu’elles apprécieraient étincelant sont autant de coups portés au sentiment amoureux, lesquels, quoi qu’en disent certains messieurs, ne relèvent pas du simple péché véniel.
De son côté, Juliette n’est pas exempte de défauts. Marc Antoine, en dehors de sa vie professionnelle, tend à privilégier le confort et le repos, tandis que Juliette manifeste une tendance à l’hyperactivité. Par ailleurs, il exprime un certain malaise face à la baisse de fréquence des échanges intimes avec sa compagne (chapitre 2 : « Un miracle nommé surprise »).
La routine dissout souvent la puissance du sentiment et des pulsions, encore intenses dans les premiers moments, surtout chez la femme, tandis qu’ils continuent d’être perçus comme des éléments centraux du couple dans l’esprit de nombreux hommes.
Pourtant, la flamme amoureuse reste vive entre les deux protagonistes, et ce feu, bien que vacillant, ne demande qu’à se raffermir.
En puisant dans les anecdotes de leur parcours intime, les deux auteurs esquissent le portrait de ces quadragénaires marseillais, financièrement à l’aise, aux profils psychologiques divergents, et néanmoins complémentaires. Deux êtres qui ne s’imaginent pas vivre l’un sans l’autre, mais qui peinent de plus en plus à coexister.
Au fil du récit (chapitre 7, « Déboires et charmes de la vie conjugale »), d’autres ruptures profondes dans l’histoire du couple émergent, illustrant, avec humour et une narration réaliste, les dégâts que peuvent engendrer le manque d’attention ou la frustration des ébats charnels dans une relation atteinte du mal chronique de la routine.
Malgré ces tensions, des élans sincères de rapprochement se manifestent, du « mégacâlin » proposé par Juliette à Valence (fin du chapitre 7) à la réconciliation passionnée sous la douche (chapitre 8, « Ondes langoureuses »), sans oublier les échanges intellectuels (chapitre 9 : « Une nuit valencienne, amour, histoire et destin » ; chapitre 11 : « La Cité des Arts et des Sciences, Valencia »), témoignant d’un amour aussi authentique qu’accordé entre les époux.
Les attentions et concessions, indispensables à toute relation durable, se rencontrent pareillement dans les derniers chapitres de l’ouvrage (chapitre 12 : « La Bibliotheca Alexandrina » ; chapitre 14 : « Magna Taposiris, le souffle d’Anubis », entre autres).
La mise en perspective de cette relation conjugale, sous ses multiples facettes, traverse toute l’œuvre, en s’appuyant également sur les translations des protagonistes dans la peau d’amants légendaires.

La puissance des amours mythiques revisitées dans L’Éternité aura ton regard
L’intrigue alterne entre des chapitres ancrés dans la vie réelle et des projections psychiques, ou métempsycoses, dans le corps de personnages du passé. Cet artifice narratif ne se limite pas à un simple décor ; il agit comme un puissant catalyseur de la transformation subconsciente des deux protagonistes, à laquelle le lecteur assiste tout au long de l’histoire.
Les scènes historiques permettent également d’illustrer les thématiques majeures de l’œuvre, notamment ce que les auteurs définissent comme « l’Amour ».
Si Juliette et Marco ne conservent aucun souvenir de leurs expériences passées dans un espace-temps particulier, à travers des figures immémoriales telles que Juliette Capulet, El Cid, Marc Antoine ou Cléopâtre, cette imprégnation les façonne au fur et à mesure de leurs étapes, à Vérone, Valencia et, pour finir, à Alexandrie. Elle les incite, sans qu’ils en aient connaissance, à reconsidérer la propre histoire de leur relation de couple.
Ainsi, de chapitre en chapitre, entre réalité et Histoire, la psychologie des deux protagonistes évolue pour conduire à LA conclusion.
Réaffirmation féminine et métissage littéraire : profondeur et renaissance du mythe amoureux
C’est précisément parce qu’elle se sent piégée par les petites négligences d’un quotidien moderne que son immersion dans le patriarcat révolu de la Renaissance (chapitres 3, 4 et 5 : « Juliette dans le songe d’une nuit d’été », « Une journée de Juliette », « Juliette et Roméo ») agit comme un électrochoc, transformant sa lassitude conjugale en un besoin de réaffirmation personnelle. Confrontée au Comte Capulet, cette femme du XXIe siècle manifeste avec force son droit à la liberté de disposer d’elle-même.
La scène de séduction et d’intimité avec un Roméo subjugué (chapitre 5 : « Juliette et Roméo ») dépasse le simple passage érotique gratuit. Elle matérialise la puissance d’une femme mature en harmonie avec ses désirs.
Ce chapitre doit beaucoup à la plume évocatrice et métaphorique de Laurent Ducastel, qui renouvelle le genre érotique avec une sensibilité étonnante pour un homme. Texte sensuel, à la volupté diffuse, qui n’est pas sans rappeler les troublantes lignes de sa chronique libertine « L’Oiseau de Feu », disponible à l’acquisition, en version finale, à notre bord exclusivement.
Il est à noter que les deux amants légendaires, Juliette Capulet et Roméo Montaigu, emblèmes d’un amour contrarié à la mode shakespearienne, n’ont jamais existé tels quels. Le poète s’est inspiré d’un dit1 du folklore italien, dont on trouve la première trace de transcription textuelle dans la nouvelle de Luigi Da Porto, « Historia novellamente ritrovata di due Nobili Amanti », publiée en 1530.
De plus, cette pièce de l’auteur du célèbre « « Nous sommes de l’étoffe dont sont faits les rêves et notre petite vie est entourée de sommeil » est enrichie par des emprunts au mythe antique de Pyrame et Thisbé (amants tragiques), ainsi qu’à des éléments des romans courtois et de la poésie lyrique de son époque, qui parsèment l’histoire de métaphores religieuses et d’images de lumière et d’obscurité.
Les familles Montecchi (Montaigu) et Cappelletti (Capulet) ont bien existé et furent impliquées dans les conflits entre Guelfes et Gibelins à Vérone aux XIIIe et XIVe siècles. Les Guelfes étaient partisans du Vatican, tandis que les Gibelins soutenaient l’empereur du Saint-Empire germanique. Ce conflit, appelé la Querelle des Investitures, opposa pouvoir impérial et papauté, plongeant l’Italie du Nord dans une longue guerre politique et sociale.
C’est précisément ce lien entre le mythe et la trame historique que les auteurs Anarelle et Laurent Ducastel choisissent de souligner et d’intégrer comme « réalité de fait » dans leur écriture, offrant ainsi une résonance nouvelle à ce récit intemporel, dans la lignée des grandes traditions narratives.
La renaissance d’El Cid : entre mythe, histoire et réinvention littéraire
La projection de l’époux de Juliette dans le corps de Rodrigo Díaz de Vivar, au crépuscule de sa vie (chapitre 10 : « On l’appelait El Cid »), provoque une épiphanie.
Ce dernier comprend que « ni gloire ni conquêtes éphémères ne sauraient égaler la puissance d’une union qui engage l’âme tout entière ». De plus, Marco prend conscience que l’Amour véritable repose autant sur les pulsions sentimentales que sur la profonde complicité d’esprit liant deux individus, marchant main dans la main et œuvrant vers un dessein commun. Peu importent les élans de cœur ou les petites trahisons émaillant parfois une histoire : l’attache demeure indéfectible si elle s’appuie sur une connivence intellectuelle.
Par ailleurs, le portrait tracé de ce guerrier, reconquérant une partie du territoire valencien (aux mains des Maures au Moyen Âge) dans ce qui deviendra l’Espagne, contraste fortement avec celui que Corneille en donne dans sa pièce « Le Cid ». Les chapitres 9 (« Une nuit valencienne : amour, Histoire et destin ») et 10 explorent ce contraste à travers le dialogue des deux conjoints. Les coauteurs y ont glissé quelques vers aux saveurs inaltérables ainsi que des vérités historiques, dont les sources figurent dans l’index en fin d’article.
Certains faits évoqués dans ces chapitres sont des interprétations libres de la vie amoureuse d’El Campeador — surnom de Rodrigo Díaz de Vivar signifiant « Le Champion ». Anarelle et Laurent Ducastel jouent avec cette double dimension : champion sur le champ de bataille et dans le cœur des dames. Cependant, les événements historiques narrés, tels que la prise de Valence, les modalités de son mariage avec Chimène, très différentes de celles de la tragédie de Corneille, ses liens avec la famille royale de León, ainsi que l’âge avancé auquel il reconquit ce territoire, sont rigoureusement exacts et issus de sources fiables.
Amour et pouvoir à l’épreuve du destin : Marc-Antoine et Cléopâtre
La dernière translation des conjoints Guitamon dans la peau du couple Marc-Antoine et Cléopâtre offre une représentation des pressions qu’un binôme confronté à des forces destructrices peut endurer, soulevant ainsi la question : l’Amour peut-il survivre à tout, même au pire ?
Une fois encore, à l’instar des plus connues, cette histoire d’amour trouva une conclusion tragique. Possiblement, victime de la lutte de pouvoir opposant les deux titans romains : Marc Antoine, principal général de César, puis proconsul suite au meurtre de celui-ci, puis ultime compagnon de la dernière souveraine de la dynastie lagide, et Octave, fils adoptif du premier consul assassiné lors des Ides de Mars.
Il est dit que l’histoire appartient aux vainqueurs. Par conséquent, de longues heures de recherches furent nécessaires aux coauteurs des chapitres 12, 13, et 14 — « La Bibliotheca Alexandrina », « Marc Antoine et Cléopâtre, mémoires d’un préfet », « Magna Taposiris, le souffle d’Anubis » — pour s’appuyer sur des sources fiables. Ceci afin de présenter des profils psychologiques et anecdotes certes romancées — mais plus nuancées que dans bien des opus, notamment cinématographiques —, de l’exposition du lien qui continua d’unir le général romain et la pharaonne malgré leur défaite à Actium (-31 av. J.-C.).
Nous vous invitons à consulter les sources listées en fin d’article afin de vous forger votre opinion à la lueur des plus récentes découvertes.
Ainsi, à l’image de leurs illustres prédécesseurs — sans pourtant prétendre en égaler l’immense talent —, les deux auteurs maison ont souhaité mêler dans leur récit contemporain poésie, faits historiques et légendes littéraires, pour créer leur propre version des mythes amoureux grandioses qui ont traversé les époques, portés par les mots de maîtres ès tragédies.
Pour conclure cette analyse de l’œuvre « L’Éternité aura ton regard », nous allons nous pencher sur ce qui en constitue la charpente.
ATTENTION ZONE de SPOILER !
Nous vous déconseillons de poursuivre cette lecture si vous n’avez pas encore découvert le roman, afin de préserver toute surprise quant au dénouement de l’intrigue.
En revanche, si vous l’avez lu jusqu’à son terme, les explications qui suivent pourront éclairer certains points restés en suspens.

Les échos d’un amour cosmique : fusion, chaos et harmonie
Les deux auteurs ont inséré une méta-intrigue à l’échelle cosmique qui encadre le voyage initiatique terrestre et lui confère sa véritable portée.
Le postulat (Prologue : « Le Septième jour, une histoire d’amour intemporelle ») est clairement d’ordre universel : deux âmes doivent fusionner pour reconstituer « l’Amour », l’énergie vitale d’un « Être Suprême », et par ce biais sauver toute création. La menace est imminente, la jauge de ce combustible tutoyant « la zone rouge ».
Ainsi, les auteurs, comme mentionné en introduction, rapprochent le cosmos de l’intime. D’ailleurs, au cours du premier chapitre, ils glissent ces mots dans la bouche de Juliette, à propos de son obsession pour un intérieur parfaitement ordonné :
« Marc Antoine grommelait, invariablement : “tu es une maniaque, toquée du ménage !”
Juliette répliquait alors, tout aussi invariablement : “Non, je lutte contre le chaos et l’entropie qui y mène.” »
L’Univers, tel que nous le connaissons, tend davantage à la désagrégation qu’à la cohésion. Certains appellent cela la lutte entre les forces du mal et celles du bien. Or, sans ombre, la lumière ne peut exister. Le défi ultime de l’humanité est de déterminer la jonction entre ces deux forces, le point médian.
En matérialisant ces trois grandes forces sous forme d’entités divines dans le dernier chapitre — le 16 : « De l’amour, une quête de la complétude perdue » — les narrateurs ont essayé d’apporter un éclairage, tout en conservant une intention de divertissement, sur ce qui leur semble présider à nos destinées, et surtout sur la nature de ce qui leur paraît être le véritable Amour, qui va bien au-delà du simple sentiment que se portent deux êtres, et peut être considéré comme liaison au niveau atomique. Une dimension d’alliance que chaque individu devrait éprouver à l’égard de son prochain.
Les représentations des Trois Grandes Puissances de « L’Éternité aura ton regard » :
L’Être Suprême : le « Grand Architecte », un « joueur impénitent », tentant d’intervenir dans la destinée du couple Marco et Juliette — dernière incarnation des âmes de Marc Antoine et Cléopâtre, Rodrigo diaz de Vivàr et Jimena, Roméo et Juliette, ne fait pas référence au « Dieu » d’une des grandes religions monothéistes, mais doit être considéré comme métaphore de l’organisation intrinsèque de l’univers.
En cette allégorie réside tout autant la fusion que la dissension, et il cherche, comme la plupart d’entre nous, ce point médium de cohésion. La fameuse balance de Maât, équilibre entre l’ombre et la lumière, le « bien » et le mal, avec pour juge Anubis.
Loki : emprunté au panthéon nordique—Celui qui divise — agit comme agent du chaos, une sorte de testeur de la cohésion. Il n’est pas le mal, il n’est pas Lucifer, qui, doit-on le rappeler, est aussi nommé le porteur de lumière. Il est celui qui met à l’épreuve notre libre arbitre, à nous de choisir la voie « morale », la plus appropriée au bien particulier et au bien commun.
Thot/Amenadiel : cette dernière extension de l’Être Suprême, puisqu’en lui réside la lumière, l’ombre et l’harmonie des deux, est une divinité issue des croyances de l’Égypte antique et qui pourrait ressembler, dans la religion catholique, au fils préféré de Dieu.
Cette émanation offre sa médiation dans le dernier tiers du récit, aidant à instaurer la concorde. Plus qu’un simple guide, il est une sorte de conscience, ni juge ni tentateur, représentant le point médian et l’unification.
Puisant dans les panthéons polythéistes comme monothéistes, les auteurs rappellent que, quelles que soient nos croyances ou nos manières de croire, ce qui importe est de trouver la nuance, le gris sur l’échiquier de la vie.
Enfin, le chapitre 16, qui éclaire les pérégrinations des sept derniers jours de Juliette née Lepucat (anagramme de Capulet) et de son conjoint Marc Antoine Guitamon (anagramme de Montaigu), s’inspire également du mythe de l’Androgyne de Platon et de notre besoin individuel de trouver complétude dans l’autre. Comme évoqué précédemment, cet Amour dépasse la simple liaison entre deux êtres, peut servir d’allégorie en perspective d’union de l’humanité toute entière afin de sauver les habitants de notre petite Sphère Bleue, menacés d’extinction, à plus ou moins long terme, du fait de leurs dissensions incessantes, faute de savoir raison garder.
La ligne directrice de ce roman puise aussi dans la philosophie humaniste des francs-maçons. La référence au titre de Grand Architecte pour désigner l’Être Suprême n’est donc pas un hasard ni celle de la recherche du gris.

Trames d’amour et cosmos : la quête intemporelle d’âmes liées de toute éternité
En somme, « L’Éternité aura ton regard » se révèle une œuvre à la structure narrative complexe qui, sous des dehors légers et divertissants d’une romance contemporaine, dissimule de multiples niveaux d’interprétation.
C’est précisément l’ensemble de ces interactions dynamiques au fil des chapitres — entre l’intimité d’un couple moderne, les épopées historiques et la présentation des puissances cosmiques, l’union, la désunion, la concorde — qui confère sa profondeur au récit. Chaque strate narrative éclaire et l’enrichit, s’imbriquant dans l’ensemble de l’histoire où chaque chapitre agit comme un jeu de miroirs éclairant le précédent ou annonçant le suivant, jusqu’à l’apothéose finale : « Tout ce qui ne tue pas… », dans lequel les deux compagnons de l’imaginaire ont réservé une ultime surprise à leur lecteur.
Nous pensons que la première version de ce roman réussit le pari d’allier une intrigue intime, ancrée dans les réalités d’un couple du XXIe siècle, à des liaisons cosmiques et historiques, autant de rappels aux enjeux universels de l’union entre les personnes.
La force du récit réside aussi dans sa capacité à utiliser une structure dynamique et à hybrider les genres pour sonder en profondeur les tenants et aboutissants d’une relation conjugale qui pourrait paraître banale dans notre monde moderne.
Et pourtant, à travers les épreuves du temps, les voyages de l’âme et le poids d’un destin qui les dépasse — sans que Marco et Juliette en aient pleinement conscience — cette histoire soulève une puissante interrogation sur la persistance de l’amour face aux forces de division de l’univers et des liens intimes de notre individualité dans le Grand Tout.
« Le cosmos est en nous. Nous sommes faits de poussière d’étoiles. Nous sommes un moyen pour l’univers de se connaître lui-même. » Carl Sagan2
******
Notes :
1 Conte oral
2 https://www.themarginalian.org/2018/04/05/carl-sagan-jonathan-cott-rolling-stone-interview/

Quelques-unes des sources consultées qui ont contribuées à l’élaboration du Roman « L’Éternité aura ton regard »
Chapitre 5, 6, 7 : Juliette dans la peau de Juliette Capulet et l’œuvre shakespearienne
La vraie histoire de Roméo et Juliette
Analyse littéraire approfondie de Roméo et Juliette par Le Petit Littéraire
Chapitre 9, 10, 11 : Marco, le Cid, Valence au moyen-âge et à notre époque
Pierre Corneille, biographie et analyse de son œuvre majeure Le Cid
Camino del Cid : itinéraires et légendes à Valence
Origine et histoire de Doña Jimena, épouse du Cid
La muraille arabe de Balansiya à Valence : histoire et vestiges
Découvrir la Cité des Arts et des Sciences : description, monuments et conseils de visite à Valence
Calatrava, architecte de la Cité des Arts et des Sciences : œuvre complète 1979 — Aujourd’hui
Chapitre 9, 12, 13, 14, 15 : La bibliothèque moderne d’Alexandrie, Alexandrie Antique, l’histoire de Cléopâtre et Marc-Antoine, Magna Taposiris
Institut Iliade — Actium ou la défaite de l’Orient (31 av. J.-C.)
Marc Antoine et Cléopâtre, une passion politique
Octave contre Marc Antoine : Cléopâtre, au cœur du conflit
Cléopâtre VII : biographie courte, dates et citations
Sur les traces archéologiques de Cléopâtre
L’Égypte au cœur des guerres civiles romaines
Propagande de la Guerre Civile entre Octave et Marc Antoine
Dernière guerre civile de la République romaine
Chapitre 16 : Quête de l’Amour, puissances cosmiques et équilibre
Maât, déesse égyptienne de la vérité, de la justice et de l’ordre cosmique
Le jugement de l’âme dans l’Égypte antique : la pesée du cœur avec Anubis et la plume de Maât
Thot, dieu de la sagesse, de la médiation et du savoir dans la mythologie égyptienne
Loki, figure du chaos et catalyseur du libre arbitre dans la mythologie nordique
Le mythe de l’Androgyne dans le Banquet de Platon, quête d’unité et d’amour
Le Grand Architecte de l’Univers, symbole maçonnique d’ordre et d’équilibre universel
Culte de l’Être suprême, religion civique déiste de la Révolution française