Chapitre 7 d’une Histoire d’Amour Contemporaine : « L’Éternité aura ton regard »
Une première version mise gracieusement à votre disposition par Anarelle et Laurent Ducastel, roman-feuilleton de l’été 2025, consultable exclusivement à bord du Désir Éditions.
Prendre connaissance de la préface et des échanges textuels des deux auteurs.
Retrouvez en podcast un retour audio sur les chapitres précédents et une discussion autour des impressions de lecture sur ce chapitre.
Accédez aux résumés sonores des premiers épisodes déjà publiés et à un décryptage du style de cette aventure d’un couple moderne à l’apparence ordinaire, mais dont les pérégrinations vous réservent bien des révélations étonnantes.
Pour vous qui arrivez en cours de cette histoire, voici ce qui a précédé :
Le prologue vous présentait deux âmes créées il y a plus de deux mille ans, dont l’union après la mort pourrait, si elle se réalisait, sauver l’Être Suprême et son Univers, tous deux en péril d’anéantissement. Nous étions un dimanche, au septième et dernier jour de ces tribulations cosmiques hors du commun.
Le premier chapitre revenait au lundi précédent. Juliette, née Lepucat et épouse Guitamon, conservatrice d’antiquités romaines, entamait ses congés de fin juin, fatiguée de porter seule le poids du foyer. Son mari, Marc Antoine, dit Marco, rigoureux au travail, mais négligent à la maison, et leur fille Cléo, adolescente ordinaire, la laissaient gérer le fardeau des tâches ménagères.
Au fil des chapitres suivants : à la surprise de Juliette, Marc Antoine lui annonça qu’il avait planifié un plane trip en plusieurs étapes, mû par une impulsion qu’il qualifia de divine. Dans la soudaineté et l’imminence du départ, elle accueillit cette perspective d’abord avec réserve, puis avec enthousiasme. Ils s’envolèrent donc pour Vérone, la ville des amants légendaires.
Le chapitre 4 basculait sur une journée digne d’une héroïne shakespearienne : Juliette se retrouva, sans savoir si c’était un rêve ou une réalité, dans le corps de la jeune Capulet, noble de la Renaissance italienne. Elle vécut au quotidien les pensées d’une femme émancipée face au patriarcat incarné par le Comte Capulet, qui lui annonça un mariage forcé avec le Comte Pâris. Puis, la nuit venue, Roméo ne resta pas sous le balcon : il escalada les murs et fut accueilli avec ardeur par cette Juliette moderne, qui brisa les codes de la bienséance et prit en main le destin de la chaste adolescente. Une rencontre voluptueuse s’ensuivit qui s’acheva par la satisfaction mutuelle des deux amants. Roméo quitta la chambre, laissant Juliette épuisée après cette journée et ce début de soirée dans la Vérone du XVIe siècle.
Au cours du chapitre 6, Juliette, de retour dans son époque, sans souvenir de sa translation dans le corps de la jeune Capulet, partit, en compagnie de Marco, à la rencontre de Vérone. Entre déceptions touristiques, foule oppressante et bouibouis locaux, les époux passablement énervés eurent une vive querelle conjugale. Toutefois, suivant le dicton bien connu « après la pluie, le beau temps », les deux amants désunis se décidèrent à faire la paix.
Dans la foulée de ces réalités agaçantes, désillusions maritales et espérances que s’ouvre ici un nouvel épisode du plane trip de Juliette et Marc Antoine. Que leur réserve Valencia, cité où le passé croise les lignes du présent et celles du futur ?
Résumé du chapitre 7 :
Pourquoi Marco a-t-il choisi Valence pour seconde destination de ce plane trip ? Quels souvenirs douloureux ou tentations du passé cette escale sous le soleil espagnol va-t-elle réveiller dans son esprit ?
L’amour peut-il renaître sur les cendres des trahisons, ou la magie de ce voyage s’estompera-t-elle sous le poids des non-dits ?
À quel point se connaissent-ils vraiment, et sauront-ils saisir la chance que leur offre la vie, entamer un nouveau départ conjugal ?
Il est possible que quelques éléments de réponse se dissimulent entre les lignes de cet épisode inédit des aventures d’un couple pas tout à fait comme les autres.
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Valencia Aéroport. Jeudi, aux environs de dix heures du matin.
Une relation conjugale entre ombre et lumière
Pourquoi l’Espagne ? Pourquoi Valence en particulier ? Marc Antoine n’en savait fichtre rien. Les voies du Seigneur sont impénétrables, enfin, paraît-il.
Marco détestait tout ce qui avait trait, de près ou de loin, à la péninsule ibérique, et tout principalement à ses ressortissants de sexe masculin.
Cette haine lui était venue non sans raison valable. Quelques cinq ans auparavant, il avait découvert sur le portable de Juliette un message pas vraiment équivoque d’un dénommé Ramon.
« Querida, te gusta ! On se revoit ? Tu m’as compris ! Avant que je ne reparte à Tarragone ? »
L’incursion de son époux dans le smartphone de Ju ne relevait nullement d’un esprit soupçonneux ni d’une volonté de contrôle, lui qui se montrait globalement hermétique au concept de jalousie, laquelle n’est souvent que le reflet d’un manque de confiance en soi. C’est donc dans une optique purement bienveillante qu’il avait déverrouillé le portable de Juliette, posé sur la table basse alors qu’elle se douchait, afin de lui installer une application antivirus, au pare-feu digne de la NSA, et dont il avait eu, par sa boîte, un accès en version d’essai.
Or, en implantant ce logiciel susceptible de ruiner le moral du hacker le plus chevronné, il était tombé nez à nez, au milieu d’autres notifications, avec le texto, assez évocateur de la relation que pouvait entretenir sa femme avec ce Ramon. La photo de l’avatar, qui définissait le prototype parfait du latin lover, en l’occurrence un Ibère Lover, n’avait pas arrangé son humeur.
Douche glaciale et aveux brûlants
Habitué à prendre le taureau par les cornes, il était entré dans la salle de bains, et Juliette, encore sous la douche, avait ramassé un savon de circonstance, sans aucun préambule.
« C’est qui ce Ramon ? Et c’est quoi ce message ? »
La sirène, en colère, s’était extraite de la cabine, couverte d’une serviette de toilette et avait commencé, comme tous les coupables, à se défendre bec et ongles : « Qui t’a demandé de fouiller dans mon portable ? Personne. D’installer ce programme sans ma permission ? Pas moi. Ce message ne t’était pas destiné ! Et puis tu te fais des idées… »
Marco avait trouvé que sa moitié se débattait avec trop de véhémence. Lui-même n’étant pas un lapereau de six semaines, au vu de la rougeur s’emparant des joues de la jeune femme, qui n’était pas redevable qu’à la chaleur de la douche, il avait estimé qu’elle mentait fort mal, et riposté : « Juliette, ne retourne pas la situation, je voulais te rendre service, ton abonnement à l’application d’antivirus venait d’expirer et comme tu ne t’occupes jamais des renouvellements… Et là, dans une bonne intention de ma part, toi qui trouves toujours que je ne fais pas assez attention à toi, sur quoi je tombe ? Un message de ton amant ? Car ce Ramon est bien ton amant ? »
Juliette, qui, si elle n’avait déjà été trempée, aurait essuyé les grosses gouttes qui perlaient à la lisière de sa crinière blonde, avait cafouillé, bafouillé encore quelques secondes et puis, perdue pour perdue, s’était décidée à tout avouer.
— Oui, c’est un archéologue, spécialiste des amphores romaines du musée de Tarragone, qui l’a détaché auprès de notre service pour six mois et…
Exprimer le contexte avait été facile. Cependant l’épouse de Marco, devant les sourcils, arcs furieux, et les prunelles voilées par le mécontentement de son mari, avait eu du mal à établir un bastion digne de ce nom ; un coup de cravache verbal avait fini de démanteler des fortifications qui n’en avaient même plus l’apparence.
— Et quoi, Juliette ?
— Eh bien, il s’est avéré qu’il était si attentionné, séduisant, aux petits soins pour moi, qu’un soir dans la réserve…
Marco était devenu blême. Un spectre n’aurait pas été plus pâle. Sa nature ne le portait pas aux colères bouillonnantes. Il donnait plutôt dans la rage glacée, dont la densité tétanisait ses subordonnés pris en défaut. D’une voix polaire, il l’avait sommée de tout déballer :
— Continue ! Exprime-toi, je t’en prie !
Cette fois, Juliette, acculée, au propre comme au figuré, s’étant, fragilisée par le flagrant délit, adossée à un recoin carrelé, avait confessé toute l’histoire, consentant, certes, les faits, mais rejetant la culpabilité sur son conjoint :
— Eh bien Marco, que te dire ? Ce n’est pas un scoop ! Entre toi et moi, ce n’est plus l’amour fou du début. J’ai éprouvé avec lui ces frissons que nous ne connaissons plus, cette envie de transgression. C’est arrivé deux fois, et puis je me suis dit que j’allais foutre en l’air notre mariage. En plus, je ne ressens rien pour lui, je veux dire, c’était un coup de tête, une envie passagère. Depuis, il me poursuit. Je ne peux pas le bloquer vu que nous échangeons également pour le pro. Il repart d’ici trois jours, donc tout sera terminé. Ne me dis pas que cela ne t’est jamais arrivé ? Puisque nous en sommes là, on peut revenir sur tu sais QUI ! Je ne t’ai jamais fait tout un scandale, puisque tu m’es revenu. J’avais bien capté quelques messages et tes coups d’œil bizarres à ton portable, certains soirs. Tu sais, tu aurais mieux fait de te taire ! Alors, tu l’as baisée ou pas, cette cagole ?
Un partout, la balle au centre !
Sous le regard inquisiteur de sa moitié, laquelle venait de retourner la situation, Marco s’était mâchonné la lèvre inférieure. Mentir par omission était une chose — il ne lui avait jamais avoué sa liaison qui s’était déroulée quelque deux ans avant qu’elle-même ne succombât à l’appel de la nouveauté — mais, frontalement, il n’avait pu nier le fait. Il s’était mis à bredouiller à son tour :
« Ce n’était rien, tu le sais, juste une putain d’intérimaire, une allumeuse de première. On l’a fait trois fois, j’admets, et puis le coup de folie passé, je me suis dit qu’elle ne valait pas la peine, que c’était une énorme connerie. J’ai failli t’en parler, mais à quoi bon ? »
Juliette avait expiré, s’était mordu l’intérieur de la joue, avant de méditer un instant : « OK, un partout, la balle au centre. Et on fait quoi, maintenant ? On se bouffe le nez, puis on se fait la gueule et au final on se sépare ? »
Marco, homme de réflexion, avait demandé à son épouse le temps de cogiter. Après tout, à cette époque, ils avaient compilé vingt ans de mariage, une jeune adulte en devenir, et puis, et puis… il n’avait pas voulu donner raison à ses parents, qui auraient été trop heureux de leur rupture, ceux-ci l’ayant maintes fois mis en garde : cette Juliette serait cause de son malheur, elle n’était pas assez bien pour lui. Et quant à sa famille ? Une confrérie de malhonnêtes et de parvenus ! À la réflexion, il s’avérait qu’il ne gênait nullement la famille Guitamon d’agonir la lignée rivale d’appellations qui l’auraient si parfaitement définie elle-même.
Le ménage était resté en froid, faisant chambre à part les six mois suivants. Passé le temps de la bouderie, routine et besoin de l’autre avaient contribué à remiser en quarantaine l’âpre souvenir, sans l’effacer tout à fait. Des accidents de mariage, comme en connaissent beaucoup de couples, des coups de canif dans le contrat, mais pas de quoi sabrer tout ce qui les unissait. Ils n’avaient plus reparlé de cet épisode.
Or, ce matin-là, à l’arrivée à l’aéroport de Valencia, les appels au micro, les criailleries des voyageurs, saturés par les trilles gutturaux de la langue espagnole, firent remonter en bloc toute cette histoire à la mémoire de Marco.
Lui revinrent les impressions, sensations du matin où il avait découvert le message. Puis, celles des jours suivants, de ces nuits solitaires, des non-dits et des regards de reproche réciproques, des réflexions acerbes à peine voilées, qu’ils tentaient de déguiser pendant les repas sans saveur ingérés en compagnie de Cléo.
Les protagonistes ayant plus à perdre qu’à gagner dans cette guerre larvée, l’acidité de la discorde s’était anesthésiée dans le temps, qui, comme chacun sait, est un incomparable médecin, quand ne lui vient pas l’idée saugrenue de tuer ses patients. La nécessité de l’autre, de l’amour de l’autre, de se sentir exister dans le reflet des prunelles de l’autre, avait repris le dessus.
De son côté, discernant clairement les contours de la menace, Marco avait réalisé que la perte de Juliette s’était profilée, de sa Juliette, et que cette perte lui serait insupportable. En outre, son honnêteté intellectuelle l’avait contraint à convenir que s’il avait lui-même cédé à la tentation un petit extra, sa femme avait, elle aussi, le droit d’y succomber.
Promesses d’une nouvelle aube
Tandis qu’ils attendaient la délivrance de leur bagage, il prit la main de sa moitié, la serra, à la manière d’un homme en train de se noyer, serre la main de son sauveteur. Dans ces aléas de la vie de couple, ce double adultère lui avait permis de se rendre compte que Juliette était le sel et le poivre de sa vie. Son passage sur terre n’aurait aucun goût sans elle. Devant ce tapis roulant, qui, sporadiquement, présentait des valises emplies d’effets du quotidien, et, malgré la brouille de la veille à Vérone, tout lui rappelait qu’il l’aimait, selon la terminologie employée par Cléo : « to the moon and back ».
Il releva la masse blonde de la chevelure, posa ses lèvres sur la nuque à la fragrance fleurie d’une Madone de Giovanni Bellini1, respira à pleins poumons les phéromones de celle qui lui était dédiée pour l’éternité.
Juliette se tourna vers son mari, lui sourit. Les cieux, eux-mêmes, s’en trouvèrent illuminés. Elle l’embrassa sur la bouche, sans que la grâce de son regard quittât une seconde celui de son aimé, tandis que leurs valises s’extirpaient de la gueule du tapis roulant. Les iris lagon insistèrent, s’ancrèrent chaleureusement dans les prunelles gris acier de Marco. Un souffle embrasé atteignit le pavillon de son oreille, remonta le long du tympan, et une promesse, ravageant tout sur son passage, enlumina de bonheur les neurones du bonhomme : « On se le fait ce mégacâlin, après une bonne douche ? Ou on peut commencer pendant ? »
« Lou Ravi » : l’expression provençale caractérisant le béat, un brin idiot, admiratif, qui plus est s’il prend l’excellente initiative de contempler une fête foraine ou la crèche de la nativité, aurait parfaitement cerné la physionomie de Marc-Antoine, consécutive à cette affolante invitation.
Durant l’attente des bagages, Juliette n’avait pas discerné l’ombre du souvenir douloureux qui avait investi Marco. Comme, de surcroît, elle savait gré à son époux, redevenu adorable à ses yeux, de ce séjour à Valence, lui permettant la visite, en début d’après-midi, du musée archéologique de la Almoina, situé sur la place éponyme, un foisonnement de phéromones passionnées était venu déclencher ses synapses.
Une collègue ibérique, prévenue à la dernière minute, devait obligeamment la guider entre les précieuses collections de vestiges. Sans qu’elle en eût conscience, le contentement né de ce projet s’appariait aux empreintes conservées, dans ses électrons et protons, de la nuit d’amour de l’avant-veille. Bien qu’elle ne se souvînt pas de sa fusion avec le Roméo véronais, l’avait gagnée la sensation diffuse d’un accomplissement voluptueux, porteur d’une satiété qui, paradoxalement, appelait de toutes ses forces de nouveaux plaisirs.
Lorsqu’ils franchirent les portes automatiques de « Valencia Aeropuerto », les deux conjoints souriaient aux anges.
Notes :
[1] Peintre de la Renaissance italienne.
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Rejoindre le chapitre 8 : Ondes langoureuses
Duel sur l’asphalte ibérique
L’Hôtel Caro, jadis « Palacio du Marqués de Caro », pouvait sans aucun doute revendiquer l’appellation d’endroit d’exception. De ces établissements où la clientèle est souveraine.
Durant le trajet qui les amena de l’aéroport aux étroites rues de la vieille ville de Valencia, Juliette et Marco connurent quelques frayeurs. Ils découvrirent des conducteurs ibères irrespectueux des règles du code de la route, pourtant presque en tout point identiques à celles en vigueur dans l’Hexagone. Leur taxi, probablement un ancien pilote de course de stock-cars, louvoya à gauche, à droite, dans une conception toute personnelle du convoyage urbain. Entre refus de priorité, stops escamotés, chauffards pilant à quelques millimètres de l’avant ou de l’arrière de leur véhicule, ronds-points géants à six files rappelant la place de l’Étoile parisienne — mais avec une circulation encore plus indisciplinée —, ils crurent vingt fois leur dernière heure arrivée dans ce ferraillage de carrosseries alambiquées. Contre toute attente, ils se présentèrent à la réception du « Almirantes, 14 », sains de corps sinon d’esprit, et soupirant d’aise ouvertement.
Il était prévu que l’accession à leur chambre ne se fît qu’aux environs de quinze heures. Or, ces cinq étoiles se font une gloire d’exaucer les souhaits les plus anodins comme les plus extraordinaires. Ainsi, le couple, aussi épuisé que ravi, put-il prendre possession, bien avant l’heure, d’une suite junior au décor minimaliste, aux teintes terre de Sienne, et au plafond orné d’une monumentale fresque, évocatrice d’une église Renaissance.
Juliette, se haussant sur la pointe des pieds, enlaça le cou de son mari : « Tu m’as gâtée mon chéri ! Quelle merveille ! »
…
Encore un très joli chapitre. La réconciliation des deux suite à leur dérapage est très bien présentée, elle montre bien l’intelligence des deux personnages qui, après leur coup de canif dans le contrat, se réconcilient. Cette dernière étant très souvent absente dans la vraie vie. Pour quelle raison, je ne sais pas.
Il s’est quand même passé six mois avant que Marco et Juliette se réconcilient. Car, lorsque l’on se sent trahi, il faut d’abord faire le deuil de cette tromperie, qu’elle soit charnelle ou non. Dans la vraie vie, pas celle de notre roman, il arrive souvent qu’on ne puisse dépasser la trahison. Le sentiment d’amour ne disparaît pas, pourtant la rancœur nous fait oublier tout ce qui pouvait nous unir. Ici, nous avons envisagé que l’amour est justement plus fort que tout ce qui peut les séparer. Et ce cas aussi arrive dans la vraie vie.
Merci de ton passage et de ton message.
Anarelle et Laurent Ducastel.